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Mieux manger : comment on fait ?

Chaque jour, de plus en plus de personnes apprennent à manger différemment : végétariens, végétaliens, végans, sans gluten … Si ces régimes sont souvent suivis dans l’optique de perdre du poids, ou parce qu’ils sont « à la mode », il est bon de rappeler que manger responsable peut avoir un impact considérable sur le corps aussi bien que sur l’environnement.

Manger équilibrer

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Mieux consommer viandes et poissons

La production de viande à l’échelle internationale est très coûteuse, à la fois pour le consommateur, mais aussi et surtout d’un point de vue environnemental. Si la dose « normale » par semaine est d’environ 500 grammes par personne, un français en mangerait environ trois fois plus par semaine. En dehors des maladies qu’un tel genre de régimes peut infliger au corps humain, les répercussion sur notre écosystème sont désastreuses : la production d’un kilo de viande nécessite 322 m2 de terre d’après WWF, ce qui donne lieu à de nombreuses déforestations et autres conflits sur l’usage des terres. Mais ce n’est pas tout : la production d’un kilo de bœuf nécessite 15 000 litres d’eau, et ce même kilo de viande est responsable de l’équivalent de l’émission de 32,4 kg de CO2. C’est toujours ce même kilo de viande qui nécessite 7 à 10 kg de végétaux. Résultat : 70 %  des surfaces agricoles sont dédiées à la production de bétail. 

Vous l’aurez compris, la production de viande est très coûteuse en énergie. Il n’est pas nécessaire d’en manger à chaque repas pour manger équilibré, nous avons simplement pris l’habitude de nous comporter ainsi. Il n’est pas nécessaire pour chacun de devenir végétarien et d’arrêter complètement de manger de la viande, mais simplement de réapprendre à consommer viandes et poissons.

Tout l’intérêt de la viande et du poisson, c’est qu’ils contiennent des protéines, mais il est très facile de trouver des substituts, que ce soit les œufs et les produits laitiers (pour les protéines animales) ou les céréales et légumineuses (pour les protéines végétales).

Manger la viande différemment parait être un changement compliqué pour beaucoup, mais c’est l’un des plus importants : la population mondiale ne cesse de croître, et la production ne pourra bientôt plus suivre. Il nous faut donc réapprendre à manger et comprendre comment mieux consommer les protéines animales.

Repenser les produits laitiers

On en parle malheureusement pas assez, mais les conditions de production des produits laitiers (lait, yaourts…) sont tout bonnement désastreuses. Les vaches sont devenues de véritables machines à lait, car la quantité est aujourd’hui préférée à la qualité. En même temps, la grande demande incite les grands producteurs à utiliser le plastique comme emballage, et, on a de cesse de le répéter, celui-ci est extrêmement nocif pour la planète. 

De la même manière que la viande, donc, il est intéressant de repenser la façon dont nous consommons les produits laitiers, en utilisant par exemple des produits de substitution ci et là : lait de soja, d’amande ou de noisette peuvent parfaitement remplacer le lait que vous mettez dans votre café. De même, il existe des yaourts faits à base de ces mêmes laits. Il faut savoir, cependant, que les composants de ces laits végétaux ne sont pas les mêmes que ceux du lait de vache. Ce dernier est particulièrement réputé pour son apport en calcium et en protéines. Or, la plupart des laits végétaux n’en contiennent pas où peux, exception faite su lait de soja. Il contient autant de protéines que le lait de vache et peut être ré-enrichi en calcium dans le commerce.

 Il faut donc veiller à bien éviter les carences, et à adapter le choix du lait a chacun : nos corps sont tous différents ! 

Les légumes au centre de l’assiette

On nous l’apprend depuis notre plus jeune âge : les légumes sont la partie la plus importante de notre régime alimentaire. Nous avons tendance à oublier cependant leur place centrale dans notre assiette souvent au profit des féculent, eux aussi très importants. 

Consommer des légumes s’apprend : tous les légumes ne se mangent pas toute l’année. On parle d’ailleurs de fruits et légumes « de saison ». Adapter son régime alimentaire en fonction des fruits et légumes de saison, c’est déjà faire un pas pour la planète, car c’est respecter son cycle de pousse. Mais en plus, les fruits et légumes de saison sont souvent beaucoup moins traités (c’est-à-dire qu’on les asperge moins de pesticides en tout genre), et moins chers puisqu’ils demandent moins de transports et de taxes d’importation. Ajoutez à cela une consommation locale de fruits et légumes pour réduire le CO2 émis … la planète vous remerciera !

Petit plus : pensez aux souvent oubliées légumineuses (flageolets, fèves, pois chiches …). Véritables mines d’or pour la santé, parce qu’elles sont riches en fer, protéines, mais aussi en fibres en en vitamines, les légumineuses sont très peu onéreuses et se conservent très longtemps. Elles ne sont pas un substitut à la viande seules, mais la production d’une protéine d’origine animale coûtant 5 à 10 fois plus cher qu’une protéine d’organe végétale, choisir ci et là de consommer les légumineuses plutôt que de la viande est un geste en soi pour la planète 🙂

Depuis toujours, l’homme a su adapter son régime alimentaire à ce que la terre lui proposait. La chasse, la pêche et l’agriculture ont peu à peu fait évoluer nos modes de vie, jusqu’à aujourd’hui, ou nous abusons purement et simplement des ressources à notre disposition. En adoptant un régime alimentaire plus éco-responsable, nous rendrions service à nos corps, mais surtout à la planète, qui reste tout le même notre seul et unique mode de production de toutes les denrées alimentaires. 

 

Sources : 

Le Diet

Vegan Pratique

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