Pôle Sud de la Lune Sciences & Environnement

L’inde part à la conquête de la Lune

Dans l’éternelle conquête spatiale, la Lune commence à devenir un enjeu majeur, aussi bien en termes de prospection de matériaux que d’étude pour de futures colonies. C’est dans cette optique que, cet été, un vaisseau Indien va orbiter autour de la Lune et relâcher un atterrisseur.

Celui-ci doit atterrir sur une plaine à 600 km du pôle sud de la Lune.

Ensuite, il relâchera à son tour un Rover qui explorera donc un endroit très peu visité. Tous les autres vaisseaux lunaires ayant atterri près de l’équateur, zone bien plus accessible.

Voici l’ambition actuelle du programme spatiale Indien, qui voit encore plus loin en cas de réussite. Pour revenir à cette mission, son intérêt n’est pas uniquement de prouver que l’Inde a les technologies nécessaires. Il s’agit également de faire de la prospection de ressources.

La Lune et ses ressources

En effet, le Rover sera bardé de tout un tas d’instruments, notamment pour chercher de l’hélium 3, isotope de l’hélium. Il s’agit d’un carburant potentiel pour de futurs réacteurs à fusion nucléaire. Rappelons que l’Inde à été la première à découvrir de l’eau sur la Lune en 2009. Avant ces preuves, beaucoup de scientifiques pensaient qu’il n’y en avait tout simplement pas.

La mission à également pour but l’implémentation de plusieurs capteurs sismiques, venant compléter ceux des missions Apollo. Il ne manque que peu de données aux scientifiques pour comprendre ce qui compose l’intérieur de la Lune. Si la mission est un succès, elle les apportera.

Les détails de la mission

Cette mission de 150 millions de dollars aurait dû partir il y a de cela 3 ans, mais l’atterrisseur (produit initialement par la Russie) n’a pas été concluant. L’Inde affronte donc ce défi seule. Car atterrir si loin de l’équateur est plutôt risqué et très difficile. Très peu de lumière solaire parvient à ces zones, et il convient donc de gérer avec parcimonie tout le carburant et toute l’énergie du véhicule, l’utilisation de panneaux solaire étant peu rentable.

Le Rover est par exemple très léger, seulement 25 kg (rappelons que Curiosity, Rover martien, pèse 900 kg). Il emportera également 2 spectromètres pour analyser la composition de la Lune. La zone est en effet très intéressante, celle-ci étant composée de roches vieilles de plus de 4 milliards d’années et résultant de la solidification du magma qui couvrait la Lune nouvellement formée. C’est une zone très peu soumise au bombardement d’astéroïdes car très proche du pôle Sud.

Plus de détails sur sa composition en eau

La communauté scientifique est évidemment impatiente d’obtenir toutes ces données, mais encore plus celle concernant l’eau. En effet c’est au niveau des pôles que la concentration en eau est la plus importante. Le fait de connaitre précisément où et combien d’eau il y a sur la Lune est une donnée essentielle à d’hypothétiques bases lunaires.

Un atterrissage réussi serait néanmoins et surtout un grand accomplissement pour l’inde. Un moyen de faire rayonner l’image du pays à travers le monde comme une puissance scientifique et spatiale.

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