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Les granulés de bois : une menace supplémentaire

La combustion du charbon est la principale source d’émission de CO2. 40% de l’électricité mondiale est produite à l’aide du charbon et trouver une alternative est plus que jamais une priorité. Aujourd’hui, l’attention générale est plutôt à l’utilisation de bois comme combustible. Théoriquement, le bois absorbe le CO2 de l’atmosphère et sa combustion le rejette donc finalement l’émission de CO2 est nulle.

Ça, c’est la théorie. En pratique, l’utilisation du bois comme carburant émet beaucoup de CO2 et met en danger la biodiversité de la forêt.

 

Un engouement pour une énergie pas si propre que ça

C’est assez fou de voir à quel point les gouvernements sont pour l’utilisation de bois comme combustible. Premièrement, dans l’Union Européenne, il a été déclaré comme neutre en carbone (contrairement à ce que démontrent les études scientifiques) et fait donc partie des énergies renouvelables. De la même manière, aux Etats-Unis, il a été déclaré comme neutre en carbone afin de relancer l’industrie forestière. Industrie qui s’est développé à toute vitesse, notamment dans le sud du pays où le climat chaud et humide est propice à des plantations et à une croissance rapide des arbres.

 

Les chiffres de cette pollution

Chaque année, 31% du CO2 rejeté par l’homme est capté par les forêts. Forêts qui captent d’autant mieux le CO2 qu’elles sont vieilles. Ainsi, les forêts naturelles sont bien plus efficaces que les forêts gérées par les hommes et où l’on privilégie des arbres à pousse rapide.

Encore pire : l’énergie massique du bois est bien plus faible que celle du charbon. Donc la pollution émise pour générer un kilowatt est plus élevée en utilisant du bois que du charbon.  Evidemment, il faut prendre en compte le CO2 qu’aura absorbé le bois. Mais de la même manière, faire des granulés de bois aux Etats-Unis puis les exporter par bateau en Europe correspond à 25% du total de carbone rejeté.

Les producteurs essayent donc de faire tourner les cultures (exactement comme cela se fait pour l’agriculture) mais les études scientifiques sont formelles : ce n’est pas rentable au niveau du CO2 produit si le temps de rotation est inférieur à 40 ans. Une durée bien trop longue pour allier commerce rentable et écologie.

 

De manière générale, l’utilisation de bois est plus écologique que celle de charbon. Le véritable problème est qu’il est considéré, à tort, comme une énergie renouvelable. Un nouvel exemple de désinformation

 

Sources

Science

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