lac Hamoun Sciences & Environnement

Faire renaître un oasis : l’alliance Iran-Afghanistan

L’Iran connait, en ce moment, et entre autres à cause du réchauffement climatique, une augmentation du nombre de ses sécheresses. Un exemple marquant est la disparition du lac Hamoun-e Puzak (mais également de deux autres lacs plus petits de la région). Ce lac est à la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan.

Apprendre à gérer cette catastrophe

La disparition des lacs entraîne celle des villages alentours, ceux-ci ne pouvant plus subvenir à leur besoins sans cette précieuse ressource qu’est l’eau. Mais cette catastrophe semble également être le symbole d’une nouvelle manière de réagir. En effet, après des années pendant lesquelles l’Iran et l’Afghanistan cherchaient à se blâmer l’un l’autre, des discussions sont (enfin) en cours. Discussions qui ont pour but de trouver une solution à ce désastre environnemental. On observe même une forme d’organisation se développer autour de la survie des lacs de ces deux pays. Par exemple, le lac Urmia (qui couvrait une surface d’environ 5200 kilomètres carré) s’est énormément évaporé mais des investissements durables sont en cours afin de le sauver.

Les deux pays se sont retrouvés plusieurs fois depuis 2014 afin d’entreprendre des actions sur leurs territoires respectifs afin de sauver ce lac (et la région). Chacun à sa part à faire et, devant les avancées et l’engouement des deux pays, les scientifiques sont formels : « Les Hamouns peuvent être sauvés » (1).

La situation s’est bien retournée en 60 ans, car à l’époque, des barrages avait été construits afin d’éviter les inondations récurrentes en périodes de fortes pluies. Maintenant, il n’y a plus qu’un mince ruisseau circulant lorsqu’il pleut, de février à avril. Et la dernière inondation à eu lieu il y a 30 ans

Certaines villes proches des lacs asséchés du coté iranien dépendent à présent de villes plus au centre des terres. Tandis que du coté afghan, la situation est encore pire : les villes sont fournies en eau par des camions iranien.

Le futur est porteur d’espoir

Des solutions bien plus durables sont à l’étude, comme un changement de modèle d’agriculture et une meilleure gestion de l’eau durant les périodes sèches. La question la plus difficile cherche encore réponse : comment financer un tel projet? Les négociations des deux pays risquent de prendre du temps mais « le cas des Hamouns n’est pas une cause perdue » (2).

 

(1) Farhad Yazdandoost, expert en management de l’eau à l’université technologique Khajeh Nasir Toosi à Tehran

(2) Yet Soroosh Sorooshian, expert en gestion de l’eau à l’université de Californie

Sources :

Science

The Observers

Earth Observatory

 

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