abandon programme Sciences & Environnement Actualités

Étudier – Mesurer – Abandonner – Échouer

On ne peut pas contrôler ce qu’on ne peut pas mesurer. Cet adage parait absolument évident mais ça n’a pas empêcher l’administration Trump de « tuer » le programme d’étude des émissions de carbone de la NASA.

 

Un programme pourtant indispensable

Le CMS (Carbon Monitoring System en anglais) avait pour but d’analyser les émissions de carbone planétaire à l’aide des données de différents satellites. Ceci aurait servi, au final, à créer des modèles de plus en plus précis des flux de CO2 dans notre atmosphère. Notons que le budget de ce programme n’était « que » de 10 millions de dollars par an.

Mais ce programme avait également pour but de vérifier si les différents pays respectaient leurs engagements sur l’accord de Paris (une donnée quand même plutôt intéressante). La ligne directrice de l’administration Trump est donc bien suivie. Pourquoi donc aider d’autres pays à comprendre leurs émissions de CO2 ?

 

Des accomplissements impressionnants

Le CMS à d’ailleurs beaucoup aidé à comprendre les flux de carbone en ce qui concerne les forêts. Il avait noué beaucoup de partenariat afin de mieux traiter les données et de décrire la réalité des choses. Notamment avec le service forestier américain. Ils ont par exemple pu créer un avion équipé d’un laser permettant d’évaluer finement les stocks de carbone des forêts et leur émissions/réceptions. Cette technique est une variante de la spectrographie.

Le coté incroyablement positif de cette technique est qu’elle réduit drastiquement les coûts de l’étude de ces flux de carbone. Le programme à également aidé à l’inventaire de bon nombre de forêts équatoriales. Tous les acteurs forestiers sont attristés par l’abandon de ce programme car il permettait d’avoir des données en temps quasi-réel et à moindre coût. Ils vont devenir moins efficace dans la traque des changement locaux des cycles du carbone.

Ce n’est bien évidemment pas la fin de ce type de recherches, cependant les meneurs dans ce domaine ne seront plus les Etats-Unis mais bien l’Europe, qui a déja un satellite d’étude d’émissions de carbone.  L’ESA ayant prévue d’en envoyer encore plus.

Le plus dommage est que personne n’a écouté les chercheurs dans cette affaire. Pourtant ils sont unanimes sur la question : « Abandonner ce programme revient à se tirer une balle dans le pied. »

Source

Science

Japon centrale à charbon Sciences & Environnement Actualités

Le Japon : mauvais élève énergétique

Le monde entier est peu à peu en train de réduire sa consommation de charbon en tant que source d’énergie. De nouvelles alternatives écologiques émergent et celles-ci sont de plus en plus rentables. Cependant, le Japon ne suit pas cette tendance. Celui-ci à déjà ouvert 8 nouvelles centrales à charbon ces 2 dernières années, et prévoit d’en ouvrir 36 autres sur les 10 prochaines années.

Le gouvernement Japonais à d’ailleurs changé son plan énergétique. Celui-ci est passé d’une réduction de 26% de la consommation de charbon d’ici 2030 à une augmentation de cette dernière. Cette augmentation permettant d’atteindre 26% de l’énergie nationale produite à partir de charbon.

Pourquoi un tel revirement ?

Ce revirement est principalement dû à la catastrophe de Fukushima, qui a entraîné une perte de confiance et de financement dans le nucléaire (le Japon étant maintenant traumatisé par cette énergie). Les critiques dénoncent également un échec de la politique d’un gouvernement sauhaitant favoriser les énergies renouvelables. Le Japon représentant 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, c’est là une véritable rupture par rapport à 2010, où le ministre de l’économie avait prévu de réduire de moitié la consommation de charbon sur 20 ans (qui s’élevait alors à 25%).

Mais ce même ministre comptait alors sur la progression de la part du nucléaire dans la production d’énergie. La part du nucléaire devait passer de 29% en 2010 à 50% en 2030.

Finalement le bilan énergétique que le Japon se dessine pour le futur n’est pas basé sur les énergies renouvelables. Il est prévu que d’ici à 2030, la part du renouvelable passe de 22% à 24%, une très (trop) légère augmentation, donc. Mais à coté de cela, les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) compteraient pour 56% de la production d’électricité. Le reste étant du nucléaire.

 

Des objectifs qui risquent de ne pas être atteint

Avec un tel revirement de situation, le Japon risque de ne pas atteindre ses objectifs. Il était prévu une réduction de 26% des émissions par rapport à 2013 en 2030 et 80% en 2050.

Cependant le Japon n’abandonne par pour autant. Leur technologie de centrale à charbon est très avancée et performante. Certaines sont équipées de systèmes capturant le carbone émis. Une de leurs centrales est d’ailleurs une des plus performantes au monde. Elle à un rendement atteignant 45% alors qu’une centrale conventionnelle se situe plutôt dans les 30-35%.

Il en résulte que les centrales japonaises ont le plus bas taux d’émission par unité d’énergie (source : L’agence International de L’énergie). Le principal gros défaut étant évidemment le coût.

Ce coût est une des raisons qui à entraîné la baisse drastique des investissements dans les énergies renouvelables, et notamment dans le secteur de l’énergie solaire. Cette baisse était de 32% l’année dernière.

Le ministre des affaires étrangères, Taro Kono, le dit lui-même : « Aujourd’hui, la situation de notre secteur de l’énergie solaire ne peut être décrit que comme lamentable ».

 

Source :

Science : Bucking global trends, Japan again embraces coal power

 

Glace Sciences & Environnement Actualités

Quand les nations privilégient la science au profit de…

L’arctique est une région convoitée par certaines entreprises pour ses ressources : elle est riche en poisson. Cependant, les scientifiques connaissent mal cette région. Une interdiction historique de pêcher vient de leur laisser du temps afin de mieux comprendre le fonctionnement de cet écosystème dont la température de l’eau ne fait qu’augmenter.

 

Une alliance historique

L’Union européenne ainsi que 9 nations viennent de mettre en place un accord permettant de protéger le centre de l’océan arctique des compagnies de pêche pour les 16 prochaines années.

Les scientifiques vont ainsi avoir le temps de comprendre comment fonctionne l’écologie marine de cet écosystème ainsi que ses réactions face à la montée des températures. Cette alliance est la première de son genre comme le rappelle Scott Highleyman (1) : « Il n’y a aucune autre zone de haute mer où nous avons décidé de faire la science en premier lieu ». La glace n’a même pas encore fondu que l’on protège déjà cette zone de la pêche intensive.

Les efforts des scientifiques ont porté leurs fruits

Cette initiative de protection de la surpêche ne vient évidemment pas des gouvernements qui ont accepté une telle régulation. La proposition vient des 2000 scientifiques qui, en 2012, ont demandé une protection afin d’éviter la catastrophe. Dès 2015 cinq nations de l’arctique avaient promis d’empêcher l’accès à cette zone pour leurs propres bateaux de pêche. Puis les autres nations ont fini par rejoindre l’accord, celles-ci préférant attendre les résultats des études scientifiques avant d’entreprendre l’exploitation commercial de la zone.

Ainsi un cercle vertueux se crée. Les pays veulent évidemment exploiter commercialement la zone mais cela n’étant pas possible avant d’avoir recueilli suffisamment de données scientifiques, de gros moyens financiers sont mis en place afin d’accompagner les scientifiques dans leurs recherches. De cette manière, un but commercial peut quand même avoir de bonnes répercutions et engranger un mouvement d’investissement dans la recherche, mouvement plus que nécessaire. Comme le dis très bien Peter Harisson (2) : « Si vous dites que la pêche commerciale n’aura pas lieu tant que la science suffisante soit présente, la science jouera un rôle très significatif ».

(1) Vice-président de des politiques de conservation à l’université de Washington DC

(2) Expert en règlementation sur l’arctique et la pêche à l’université Queen’s de Kingston

Sources :

Science

Humanité Biodiversité

Rapport du Sénat

S&A

bois Sciences & Environnement Environnement

Les granulés de bois : une menace supplémentaire

La combustion du charbon est la principale source d’émission de CO2. 40% de l’électricité mondiale est produite à l’aide du charbon et trouver une alternative est plus que jamais une priorité. Aujourd’hui, l’attention générale est plutôt à l’utilisation de bois comme combustible. Théoriquement, le bois absorbe le CO2 de l’atmosphère et sa combustion le rejette donc finalement l’émission de CO2 est nulle.

Ça, c’est la théorie. En pratique, l’utilisation du bois comme carburant émet beaucoup de CO2 et met en danger la biodiversité de la forêt.

 

Un engouement pour une énergie pas si propre que ça

C’est assez fou de voir à quel point les gouvernements sont pour l’utilisation de bois comme combustible. Premièrement, dans l’Union Européenne, il a été déclaré comme neutre en carbone (contrairement à ce que démontrent les études scientifiques) et fait donc partie des énergies renouvelables. De la même manière, aux Etats-Unis, il a été déclaré comme neutre en carbone afin de relancer l’industrie forestière. Industrie qui s’est développé à toute vitesse, notamment dans le sud du pays où le climat chaud et humide est propice à des plantations et à une croissance rapide des arbres.

 

Les chiffres de cette pollution

Chaque année, 31% du CO2 rejeté par l’homme est capté par les forêts. Forêts qui captent d’autant mieux le CO2 qu’elles sont vieilles. Ainsi, les forêts naturelles sont bien plus efficaces que les forêts gérées par les hommes et où l’on privilégie des arbres à pousse rapide.

Encore pire : l’énergie massique du bois est bien plus faible que celle du charbon. Donc la pollution émise pour générer un kilowatt est plus élevée en utilisant du bois que du charbon.  Evidemment, il faut prendre en compte le CO2 qu’aura absorbé le bois. Mais de la même manière, faire des granulés de bois aux Etats-Unis puis les exporter par bateau en Europe correspond à 25% du total de carbone rejeté.

Les producteurs essayent donc de faire tourner les cultures (exactement comme cela se fait pour l’agriculture) mais les études scientifiques sont formelles : ce n’est pas rentable au niveau du CO2 produit si le temps de rotation est inférieur à 40 ans. Une durée bien trop longue pour allier commerce rentable et écologie.

 

De manière générale, l’utilisation de bois est plus écologique que celle de charbon. Le véritable problème est qu’il est considéré, à tort, comme une énergie renouvelable. Un nouvel exemple de désinformation

 

Sources

Science

lac Hamoun Sciences & Environnement Environnement

Faire renaître un oasis : l’alliance Iran-Afghanistan

L’Iran connait, en ce moment, et entre autres à cause du réchauffement climatique, une augmentation du nombre de ses sécheresses. Un exemple marquant est la disparition du lac Hamoun-e Puzak (mais également de deux autres lacs plus petits de la région). Ce lac est à la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan.

Apprendre à gérer cette catastrophe

La disparition des lacs entraîne celle des villages alentours, ceux-ci ne pouvant plus subvenir à leur besoins sans cette précieuse ressource qu’est l’eau. Mais cette catastrophe semble également être le symbole d’une nouvelle manière de réagir. En effet, après des années pendant lesquelles l’Iran et l’Afghanistan cherchaient à se blâmer l’un l’autre, des discussions sont (enfin) en cours. Discussions qui ont pour but de trouver une solution à ce désastre environnemental. On observe même une forme d’organisation se développer autour de la survie des lacs de ces deux pays. Par exemple, le lac Urmia (qui couvrait une surface d’environ 5200 kilomètres carré) s’est énormément évaporé mais des investissements durables sont en cours afin de le sauver.

Les deux pays se sont retrouvés plusieurs fois depuis 2014 afin d’entreprendre des actions sur leurs territoires respectifs afin de sauver ce lac (et la région). Chacun à sa part à faire et, devant les avancées et l’engouement des deux pays, les scientifiques sont formels : « Les Hamouns peuvent être sauvés » (1).

La situation s’est bien retournée en 60 ans, car à l’époque, des barrages avait été construits afin d’éviter les inondations récurrentes en périodes de fortes pluies. Maintenant, il n’y a plus qu’un mince ruisseau circulant lorsqu’il pleut, de février à avril. Et la dernière inondation à eu lieu il y a 30 ans

Certaines villes proches des lacs asséchés du coté iranien dépendent à présent de villes plus au centre des terres. Tandis que du coté afghan, la situation est encore pire : les villes sont fournies en eau par des camions iranien.

Le futur est porteur d’espoir

Des solutions bien plus durables sont à l’étude, comme un changement de modèle d’agriculture et une meilleure gestion de l’eau durant les périodes sèches. La question la plus difficile cherche encore réponse : comment financer un tel projet? Les négociations des deux pays risquent de prendre du temps mais « le cas des Hamouns n’est pas une cause perdue » (2).

 

(1) Farhad Yazdandoost, expert en management de l’eau à l’université technologique Khajeh Nasir Toosi à Tehran

(2) Yet Soroosh Sorooshian, expert en gestion de l’eau à l’université de Californie

Sources :

Science

The Observers

Earth Observatory

 

NETs Sciences & Environnement Environnement

La moisson de carbone : nouvelle réponse au réchauffement…

Suite à la COP21 de Paris en 2015, toutes les solutions sont les bienvenues pour essayer d’atteindre l’objectif de garder le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Cependant, les chercheurs affirment qu’il n’est plus suffisant d’arrêter les émissions de carbone, mais qu’il faut également mettre en place des NETs (« Technologies d’Émissions Négatives »), le but étant que ces nouvelles technologies retirent plus de carbone qu’il n’est émis par les humains, sans en abuser.

Les NETs : comment ça marche

Il existe déjà plusieurs NETs aujourd’hui, mais la plus avancée est BECCS (« Bioénergie avec Capture de Carbone et Stockage »). Le concept : planter et moissonner des plantes à croissance rapide qui absorberont le carbone, et qui seront ensuite brûlées pour générer de l’énergie (chaleur, électricité, combustibles organiques …). L’échappement de carbone sera capturé et stocké sous terre.

Une division chez les scientifiques 

Comme la plupart des nouvelles technologies, les NETs créent des oppositions chez les chercheurs. Certains les voient comme une solution révolutionnaire et nécessaire. En effet, BECCS est un principe relativement peu coûteux, et réalisable. Elle utilise deux principes déjà mis en œuvre sur Terre : la bioénergie et la capture et stockage du carbone. De plus, certains chercheurs estiment qu’il existe sur Terre une zone d’au moins la taille de l’Inde qui serait libre pour appliquer les NETs, ce qui permettrait d’extraire jusqu’à un trillion de tonnes de CO2 de l’atmosphère avant la fin du siècle, et approvisionnerait le globe avec un tiers de ses besoins en énergie.

Tout cela est-il réellement faisable ?

Une étude de 6 millions de dollars a été lancée pour observer l’impact de BECCS en l’extirpant d’un monde utopique. Plusieurs problèmes se dessinent alors, le premier étant l’utilisation d’eau. BECCS détournerait d’importantes quantités d’eau qui auraient pu être dirigées vers les récoltes agricoles nécessaire à notre alimentation. De plus, cette solution demande d’importantes zones de plantation, qui sont certes disponibles aujourd’hui, mais ne le seront plus dans peu de temps, car il faut nourrir une population mondiale qui ne fait qu’augmenter. Puis vient la perturbation des écosystèmes. En effet, certaines espèces d’animaux perdent déjà du terrain avec la déforestation liée à l’agriculture, BECCS ne ferait qu’empirer le problème. Enfin, la demande croissante en bioénergie causerait le déplacement des champs d’agriculture, ce qui augmenterait le prix de notre nourriture.

Avons-nous un choix ?

Même si les NETs relèvent presque de la fantaisie, c’est une des seules solutions qui nous restent pour remédier au problème du réchauffement climatique, d’autant plus que le temps nous manque. Toutefois, certains préconisent de continuer à protéger des forêts pour stocker le CO2, ou adopter le principe de fermes sans labour. Mais est-ce suffisant, où est-il primordial d’utiliser les NETs, technologie qui reste perfectible ?

Sources :

Science

Cuba pays Sciences & Environnement Actualités

Cuba : une lutte contre le réchauffement climatique

En septembre 2017 le nord de Cuba à été complètement dévasté par l’ouragan Irma, de grandes zones ont été inondées et la végétation complètement détruite. Pour prendre un exemple, El Malecon, une ville au Nord de Cuba, a subit une vague de 10 mètres ce qui a complètement annihilé le district historique.

Cuba : 100 ans de lutte contre le réchauffement climatique

Face à un tel déferlement climatique, Cuba vient d’adopter un plan sur 100 ans visant à réduire l’impact de l’île sur le réchauffement climatique. Mais avant de parler de ce plan, remettons-nous dans le contexte actuel.

Cuba est très sensible au réchauffement climatique et plus particulièrement à la montée des eaux. Celle-ci a déjà englouti une grande partie du sud de l’île. En effet, les côtes cubaines sont à peine supérieures au niveau de la mer. Histoire d’en rajouter, géographiquement, Cuba est sur la route des ouragans. L’érosion a également augmenté et les experts s’accordent à dirent que la situation est bien pire que prévu. De plus, le réchauffement climatique ne fait que s’intensifier :  Cuba doit s’attendre à des menaces de plus en plus terribles.

Le Project Life

La nation cubaine à donc prévu de lutter contre les futurs désastres. Pour ce faire, le Conseil des ministres de Cuba à adopté le Project Life, projet de grande envergure visant à limiter l’impact du réchauffement climatique sur l’île et l’impact de l’île sur le réchauffement climatique. Dans la décennie à venir, le plan banni la construction d’habitations en zone à risque ( liées au niveau de la mer). Les personnes y habitant déjà seront relogées plus au centre des terres. Les défenses côtières seront également refaites, y compris la végétation qui est indispensable à une bonne tenue des sols.

Un programme basé en partie sur le don

Ce plan se résume à une idée générale : augmenter la résilience des communautés et des habitats vulnérables. Cette année, le gouvernement prévoit d’investir 40 millions de dollars dans le projet. De plus, il invite toute personne à être un donateur. L’argent reçu servira exclusivement à ce projet. L’Italie a déjà répondu présente avec un don de 3.4 millions de dollars en Novembre 2017.

Ce qui est assez impressionnant à Cuba, c’est que les politiciens respectent les scientifiques. D’ailleurs, en matière de politique de réchauffement climatique, c’est la science qui dirige les décisions.

Les scientifiques rappellent que, dans les estimations les plus optimistes, Cuba devrait perdre 20% de sa surface d’ici 2100. Pour empêcher cela, le Project Life prévoit notamment de restaurer les mangroves, un écosystème de marais. Celles-ci représentent en effet un quart des forêts de Cuba. Elles sont d’ailleurs la première ligne de défense pour les communautés côtières. Malheureusement, elles sont en train de mourir, car les ouragans ont supprimé la plupart de leurs feuilles et ont salés très brutalement leurs sols.

De façon plus positive, les ouragans ont redonné un de l’oxygène aux coraux à proximité, et ont également brassé l’eau près de ceux-ci. Une équipe américano-cubaine a ainsi découvert que les coraux proches de Cuba sont en excellente santé. L’industrie proche reste une menace pour cette vie maritime.

Une grosse partie du plan inclut également de l’ingénierie côtière, le but étant de créer des infrastructures plus solides capables de « casser » les vagues. Cuba a notamment demandé aux Pays-Bas quelques conseils à ce sujet, ces derniers disposant d’un système très efficace.

Des limites à une si bonne volonté

Si on replace ce plan dans le contexte, on peux s’interroger sur sa pertinence réelle. En effet Cuba influe très peu sur le réchauffement climatique. Ce plan correspond donc plus à un moyen curatif que préventif, visant à sauver l’île. Le réel objectif reste la sauvegarde de l’écosystème cubain et de sa population. Ce but est tout à fait louable, mais risque d’être vain si le reste du monde ne combat pas avec une telle motivation le réchauffement climatique. Il n’en est pas moins que cette initiative reste un bel exemple à suivre pour le reste du globe.

Source  :

Science