abandon programme Sciences & Environnement Actualités

Étudier – Mesurer – Abandonner – Échouer

On ne peut pas contrôler ce qu’on ne peut pas mesurer. Cet adage parait absolument évident mais ça n’a pas empêcher l’administration Trump de « tuer » le programme d’étude des émissions de carbone de la NASA.

 

Un programme pourtant indispensable

Le CMS (Carbon Monitoring System en anglais) avait pour but d’analyser les émissions de carbone planétaire à l’aide des données de différents satellites. Ceci aurait servi, au final, à créer des modèles de plus en plus précis des flux de CO2 dans notre atmosphère. Notons que le budget de ce programme n’était « que » de 10 millions de dollars par an.

Mais ce programme avait également pour but de vérifier si les différents pays respectaient leurs engagements sur l’accord de Paris (une donnée quand même plutôt intéressante). La ligne directrice de l’administration Trump est donc bien suivie. Pourquoi donc aider d’autres pays à comprendre leurs émissions de CO2 ?

 

Des accomplissements impressionnants

Le CMS à d’ailleurs beaucoup aidé à comprendre les flux de carbone en ce qui concerne les forêts. Il avait noué beaucoup de partenariat afin de mieux traiter les données et de décrire la réalité des choses. Notamment avec le service forestier américain. Ils ont par exemple pu créer un avion équipé d’un laser permettant d’évaluer finement les stocks de carbone des forêts et leur émissions/réceptions. Cette technique est une variante de la spectrographie.

Le coté incroyablement positif de cette technique est qu’elle réduit drastiquement les coûts de l’étude de ces flux de carbone. Le programme à également aidé à l’inventaire de bon nombre de forêts équatoriales. Tous les acteurs forestiers sont attristés par l’abandon de ce programme car il permettait d’avoir des données en temps quasi-réel et à moindre coût. Ils vont devenir moins efficace dans la traque des changement locaux des cycles du carbone.

Ce n’est bien évidemment pas la fin de ce type de recherches, cependant les meneurs dans ce domaine ne seront plus les Etats-Unis mais bien l’Europe, qui a déja un satellite d’étude d’émissions de carbone.  L’ESA ayant prévue d’en envoyer encore plus.

Le plus dommage est que personne n’a écouté les chercheurs dans cette affaire. Pourtant ils sont unanimes sur la question : « Abandonner ce programme revient à se tirer une balle dans le pied. »

Source

Science

Japon centrale à charbon Sciences & Environnement Actualités

Le Japon : mauvais élève énergétique

Le monde entier est peu à peu en train de réduire sa consommation de charbon en tant que source d’énergie. De nouvelles alternatives écologiques émergent et celles-ci sont de plus en plus rentables. Cependant, le Japon ne suit pas cette tendance. Celui-ci à déjà ouvert 8 nouvelles centrales à charbon ces 2 dernières années, et prévoit d’en ouvrir 36 autres sur les 10 prochaines années.

Le gouvernement Japonais à d’ailleurs changé son plan énergétique. Celui-ci est passé d’une réduction de 26% de la consommation de charbon d’ici 2030 à une augmentation de cette dernière. Cette augmentation permettant d’atteindre 26% de l’énergie nationale produite à partir de charbon.

Pourquoi un tel revirement ?

Ce revirement est principalement dû à la catastrophe de Fukushima, qui a entraîné une perte de confiance et de financement dans le nucléaire (le Japon étant maintenant traumatisé par cette énergie). Les critiques dénoncent également un échec de la politique d’un gouvernement sauhaitant favoriser les énergies renouvelables. Le Japon représentant 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, c’est là une véritable rupture par rapport à 2010, où le ministre de l’économie avait prévu de réduire de moitié la consommation de charbon sur 20 ans (qui s’élevait alors à 25%).

Mais ce même ministre comptait alors sur la progression de la part du nucléaire dans la production d’énergie. La part du nucléaire devait passer de 29% en 2010 à 50% en 2030.

Finalement le bilan énergétique que le Japon se dessine pour le futur n’est pas basé sur les énergies renouvelables. Il est prévu que d’ici à 2030, la part du renouvelable passe de 22% à 24%, une très (trop) légère augmentation, donc. Mais à coté de cela, les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) compteraient pour 56% de la production d’électricité. Le reste étant du nucléaire.

 

Des objectifs qui risquent de ne pas être atteint

Avec un tel revirement de situation, le Japon risque de ne pas atteindre ses objectifs. Il était prévu une réduction de 26% des émissions par rapport à 2013 en 2030 et 80% en 2050.

Cependant le Japon n’abandonne par pour autant. Leur technologie de centrale à charbon est très avancée et performante. Certaines sont équipées de systèmes capturant le carbone émis. Une de leurs centrales est d’ailleurs une des plus performantes au monde. Elle à un rendement atteignant 45% alors qu’une centrale conventionnelle se situe plutôt dans les 30-35%.

Il en résulte que les centrales japonaises ont le plus bas taux d’émission par unité d’énergie (source : L’agence International de L’énergie). Le principal gros défaut étant évidemment le coût.

Ce coût est une des raisons qui à entraîné la baisse drastique des investissements dans les énergies renouvelables, et notamment dans le secteur de l’énergie solaire. Cette baisse était de 32% l’année dernière.

Le ministre des affaires étrangères, Taro Kono, le dit lui-même : « Aujourd’hui, la situation de notre secteur de l’énergie solaire ne peut être décrit que comme lamentable ».

 

Source :

Science : Bucking global trends, Japan again embraces coal power

 

or Sciences & Environnement Actualités

Le minage d’or menace les écosystèmes colombiens

Les tropiques en Amérique concentrent 10% des espèces (animales et végétales) sur Terre ainsi que de nombreuses zones très importantes à conserver. De plus, ces écosystèmes fournissent de l’eau à des millions de personnes. Le problème est que ceux-ci abritent également des ressources minières très importantes et intéressantes, notamment en or.

Des écosystèmes fragiles

Ces milieux si riches en biodiversité sont également très fragiles et très difficiles à restaurer à cause de leur grande ancienneté. Ils sont très sensibles aux perturbations de leur environnement. Perturbations qui risquent d’arriver assez vite étant donné qu’une compagnie de minage d’or compte exploiter les gisements au niveau des montagnes colombiennes. Ceci pourrait avoir de graves conséquences, vu que l’extraction d’or est une des pratiques minières les plus destructives et les plus polluantes. Heureusement, à l’heure actuelle, il ne s’agit que d’un projet. Rien n’est encore décidé.

D’autres mines

Les compagnies minières ont cependant d’autres projets bien plus concrets et en phase de réalisation. Le plus impressionnant est celui de Santurban en Colombie. Le projet est de construire une des plus grandes mines souterraines du monde. L’objectif étant l’extraction de 255 000 kilogrammes d’or en 20 ans.

Une étude de terrain a été faite afin d’estimer les conséquences d’une telle entreprise. Le résultat est plutôt attendu : une menace d’extinction pour la flore et la faune endémique à cet endroit. En Amérique Latine, d’autres projets similaires ont eu lieu et les résultats sont un impact très négatif sur l’agriculture et sur la qualité de l’eau et de l’air environnante. Ces dommages ayant eux même causé d’importants (et violents) conflits sociaux.

Heureusement, de récentes lois environnementales en Colombie permettent de mieux protéger de tels écosystèmes. Mais toutes les zones ne sont pas encore protégées (ni protégeables judiciairement parlant) et sont donc véritablement menacées par leur propre richesse minière.

Bonus :

Saviez-vous que les deux plus grandes compagnies de minage d’or ne sont pas américaines ? Il s’agit de Goldcorp et Barrock Gold qui ont toutes les deux leurs bases au Canada. En fait, 5 des 10 plus grandes compagnies de minage d’or sont Canadienne.

Sources : 

Science

WWF

WRM

bois Sciences & Environnement Environnement

Les granulés de bois : une menace supplémentaire

La combustion du charbon est la principale source d’émission de CO2. 40% de l’électricité mondiale est produite à l’aide du charbon et trouver une alternative est plus que jamais une priorité. Aujourd’hui, l’attention générale est plutôt à l’utilisation de bois comme combustible. Théoriquement, le bois absorbe le CO2 de l’atmosphère et sa combustion le rejette donc finalement l’émission de CO2 est nulle.

Ça, c’est la théorie. En pratique, l’utilisation du bois comme carburant émet beaucoup de CO2 et met en danger la biodiversité de la forêt.

 

Un engouement pour une énergie pas si propre que ça

C’est assez fou de voir à quel point les gouvernements sont pour l’utilisation de bois comme combustible. Premièrement, dans l’Union Européenne, il a été déclaré comme neutre en carbone (contrairement à ce que démontrent les études scientifiques) et fait donc partie des énergies renouvelables. De la même manière, aux Etats-Unis, il a été déclaré comme neutre en carbone afin de relancer l’industrie forestière. Industrie qui s’est développé à toute vitesse, notamment dans le sud du pays où le climat chaud et humide est propice à des plantations et à une croissance rapide des arbres.

 

Les chiffres de cette pollution

Chaque année, 31% du CO2 rejeté par l’homme est capté par les forêts. Forêts qui captent d’autant mieux le CO2 qu’elles sont vieilles. Ainsi, les forêts naturelles sont bien plus efficaces que les forêts gérées par les hommes et où l’on privilégie des arbres à pousse rapide.

Encore pire : l’énergie massique du bois est bien plus faible que celle du charbon. Donc la pollution émise pour générer un kilowatt est plus élevée en utilisant du bois que du charbon.  Evidemment, il faut prendre en compte le CO2 qu’aura absorbé le bois. Mais de la même manière, faire des granulés de bois aux Etats-Unis puis les exporter par bateau en Europe correspond à 25% du total de carbone rejeté.

Les producteurs essayent donc de faire tourner les cultures (exactement comme cela se fait pour l’agriculture) mais les études scientifiques sont formelles : ce n’est pas rentable au niveau du CO2 produit si le temps de rotation est inférieur à 40 ans. Une durée bien trop longue pour allier commerce rentable et écologie.

 

De manière générale, l’utilisation de bois est plus écologique que celle de charbon. Le véritable problème est qu’il est considéré, à tort, comme une énergie renouvelable. Un nouvel exemple de désinformation

 

Sources

Science

Lego plastique Sciences & Environnement Environnement

Lego se lance dans la fabrication de pièces à…

Tout le monde connaît Lego. Il s’agit d’une marque emblématique ayant accompagné un grand nombre d’entre nous durant notre enfance. Leurs jouets stimulent la créativité,  essentielle à l’âge enfant. Le problème est que toutes ces briques sont faites à partir de plastique et qu’évidemment, cela nuit à l’environnement. Lego a remédié à ce problème avec un plastique à base de plantes.

Une section entière dorénavant à base de bio-plastique

C’est la section végétale des jouets Lego qui est la première à être faite à base de plastique végétal. Ainsi depuis début 2018, tous les arbres et autres buissons sont fait à partir de plastique provenant de la canne à sucre. Le procédé de fabrication permet de créer un polyéthylène végétal et des pièces d’aussi bonne qualité qu’en utilisant le polyéthylène classique.

Pour le moment, cette section ne représente qu’environ 2% de la quantité totale de produits fabriqués par l’entreprise mais cela reste un beau premier pas.

Une entreprise qui s’implique

Lego semble suivre une véritable culture du développement durable. En plus de ce premier pas, Lego a un plan de réduction massif de ses émissions et de sa pollution d’ici à 2030. La meilleure preuve de cela est un chiffre : 100%. Il s’agit de la part de la consommation électrique de Lego produite grâce aux énergies renouvelables. Oui, Lego n’utilise que des énergies renouvelables pour son fonctionnement. Et comme si cela n’était pas assez impressionnant, ils ont atteint leur objectif de production d’électricité durable avec 3 ans d’avance. Tout cela est possible en partie grâce à leur création d’un domaine éolien de 160 MW… Très impressionnant.

Petit Bonus :

Pour fêter l’ouverture du parc éolien, Lego a construit une éolienne avec 146 251 briques.

Lego est le premier producteur mondial de… pneus.

Sources :

World Economic Forum

GreenMatters

Lego

 

transports allemagne Sciences & Environnement Actualités

Des transports publics bientôt gratuits en Allemagne ?

Une lettre envoyée au commissaire européen pour l’environnement (Karmenu Vella) propose la création de transports public gratuits dans certaines villes les plus polluées d’Allemagne. Le but est bien évidemment de favoriser leur utilisation plutôt que celle des nombreuses voitures personnelles.

Des transports publics à la charge du contribuable

Evidemment, ce n’est pas l’unique but de ce projet proposé par la ministre de l’environnement Barbara Hendricks, le ministre des Transports Christian Schmidt et le directeur de la chancellerie fédérale Peter Altmaier. Le second but est d’éviter les sanctions de la commission européenne. En effet l’Allemagne a déjà été menacée à plusieurs reprises à cause des excès de rejet polluants dans plusieurs de ses villes.

Les villes allemandes concernées sont Bonn, Essen, Herrenberg, Reutlingen et Mannheim. Ce projet fait extrêmement plaisir à voir cependant nous pouvons émettre une remarque : quelqu’un va bien devoir payer ces transports « gratuits ». Comme cela ne sera pas les consommateurs, la charge reviendra donc au contribuable.

Une mauvaise communication à la tête de l’Allemagne ?

Le plus surprenant dans ce projet est le manque de communication à l’intérieur du pouvoir Allemand. En effet, les ministres ont affirmé que les mesures proposées ont été décidées en accord avec les Länder (ce sont les « régions » allemandes) mais le président du Conseil des villes allemandes (Helmut Dedy) s’est dit « surpris » concernant cette proposition.

De la même manière, les transports publiques en Allemagne sont en général gérés par les villes qui en sont propriétaires mais Helmut Dedy à assuré qu’il appartiendrait aux autorités fédérales de financer ces mesures.

En somme, cette idée est très bonne et il faut encourager de telles mesures. Surtout que celle-ci s’inscrit bien dans le contexte actuel ou l’Allemagne se bat avec ses émissions et différents scandales. Espérons simplement qu’il ne s’agisse pas d’un écran de fumée visant à échapper à Bruxelles.

Petit Bonus

Nous vous mettons en lien une carte dynamique de la qualité de l’air en Europe. Celle-ci à été faite par l’agence européenne pour l’environnement.

Carte de qualité de l’air

Sources

Telegraph, Le Parisien, Der Spiegel, World Economic Forum

Chine nature Sciences & Environnement Environnement

La nouvelle ère de la Chine : civilisation écologique

La Chine à eu, comme tout le monde le sait, une croissance économique incroyable ayant entraîné beaucoup de problèmes écologiques. Le président Xi Jinping à donc proposé, lors du 19ème congrès national du parti communiste de Chine, un plan écologique ambitieux.

Une nouvelle stratégie

Sa volonté est simple : faire passer la Chine dans une nouvelle ère, bien plus écologique. Ce plan s’inscrit dans un contexte de grande pollution dans le pays qui est responsable d’une véritable catastrophe sanitaire en ce moment même. Il est un véritable pivot dans la stratégie économique de la Chine : celle-ci doit passer de l’idée « quantité avant tout » à « qualité avant tout ».

Evidemment la Chine, à travers cette nouvelle stratégie, essaie d’affirmer sa position de leader mondial, en dépassant les Etats-Unis. A la fois d’une manière économique (cela ne devrait plus tarder) mais également de manière écologique.

L’Europe elle-même est chamboulée par ce plan écologique chinois. Par exemple, depuis le 1er mars, les ports chinois n’acceptent plus les millions de tonnes de déchets non triés envoyés par l’Europe. La Chine ne veut plus être la poubelle de l’occident. Et cette décision entraîne une situation très urgente en Europe, où l’industrie n’est pas préparée à la gestion de ces déchets. C’est un plan très ambitieux mais quand on sait les capacités de la Chine à obtenir ce qu’elle veut, cela ne parait pas impossible.

Aller trop vite peux être dangeureux

Cependant il faut faire attention à la façon dont un tel plan est mené. En effet, dans certaines régions chinoises, une mauvaise reforestation (faite pour des raisons politiques) a conduit à une dégradation environnementale. On ne doit pas planter n’importe quoi n’importe où. Comme d’habitude, le point faible est la communication, car nous sommes face à des politiques qui (pour une fois) veulent agir vite face un problème grave. Pourtant, ceux-ci manquent de savoir scientifique et sont souvent mal entourés.

Ainsi une protection environnementale sur le long terme implique une coordination efficace entre les gouvernements locaux et généraux, mais également avec les bureaux de protection de l’environnement et la communauté scientifique. Beaucoup de défis donc, mais la volonté est bel et bien là.

Sources :

Science

fracking Sciences & Environnement Environnement

La fracturation hydraulique

La fracturation hydraulique, ou plus communément appelée fracking est une méthode d’extraction de gaz très controversée. Cette technique permet de récupérer le gaz naturel des couches profondes de la terre.

Qu’est-ce que c’est ?

Ce procédé est apparu dans les années 1940, mais cela fait une dizaine d’années qu’il est massivement employé et surtout aux Etats-Unis. En effet, depuis que les sources en Europe et en Amérique s’épuisent, les prix du gaz augmentent ce qui a fini par rendre cette technique viable économiquement. Mais absolument pas écologiquement, comme nous allons le voir. A savoir que 60% de tous les nouveaux puits de pétrole et de gaz sont extraits par fracking.

Son mode de fonctionnement est plutôt simple : les pierres poreuses assez profondes renferme le gaz qui nous intéresse. Ces pierres sont fracturées par le biais d’eau, de sable et de produits chimiques à hautes pression ce qui permet de libérer le gaz naturel.

Comment cela fonctionne ?

Premièrement, un puits est foré verticalement sur des centaines de mètres de profondeur. Puis, un trou horizontal est creusé dans la couche porteuse de gaz. Ensuite le liquide de fracking est pompé dans le sol grâce à des outils  très puissants et à très haute pression. Ce fluide est composé en moyenne de 8 millions de litres d’eau, plusieurs milliers de tonnes de sable et environ 200 000 litres de produits chimiques.

Cela a pour effet de créer un très grand nombre de fissure dans la roche, le sable se pose entre ces fissures ce qui les empêche de se refermer. Puis les produits chimiques rentrent en jeu. Leur effet  est  principalement d’aider à la compression de l’eau, mais aussi de tuer les bactéries et dissoudre les minéraux non voulus. Enfin,  le fluide est de nouveau pompé et le gaz naturel est récupéré. Une fois que la source de gaz est entièrement épuisée, le liquide est remis sous terre et le trou est rebouché.

Quels sont les risques ?

Ils sont en fait très nombreux et très graves. Premièrement, le liquide enfoui peut contaminer des sources d’eau potable. Ainsi, en plus de consommer beaucoup d’eau, le fracking rend celle-ci très difficilement traitable et très toxique. Celle-ci pouvant alors contaminer d’autres sources. Aux Etats-Unis par exemple, la négligence lors de l’utilisation de ce procédé est très grande, et de nombreuses sources ont déjà été contaminées.

Les produits chimiques utilisées dans le fracking ont des impacts très différents. Certains sont absolument bénins tandis que d’autres sont toxiques et cancérigènes, comme par exemple le benzol ou l’acide formique.

Un autre risque est l’aggravement de l’effet de serre. En effet le fracking libère du méthane, un gaz 25 fois plus dangereux que le dioxyde de carbone. Et les puits ont en moyenne 3% de pertes de gaz, gaz qui sera donc libéré dans l’atmosphère. De plus le fracking nécessite de grandes quantités d’énergie. Souvent produite aux Etats-Unis à l’aide de ressources fossiles.

 

Le fracking est donc un procédé très dangereux à moyen et long terme. A la fois pour la santé publique que pour l’environnement. Il est l’exemple typique d’une attache (surtout des Etats-Unis) aux énergies fossiles et aux techniques de force brute. Cependant, ce procédé risque vite d’être confronté au problème du manque d’eau. En tout, cas espérons-le.

Sources :

Connaissance des énérgies

Futura-Sciences

Stop gaz de schiste

pollution VOCs Sciences & Environnement Environnement

La pollution de l’air change de visage

Petit rappel des faits : la chimie atmosphérique provoquant la création d’aérosols à effet de serre important requière la présence de composés organiques. Traditionnellement, ces composés proviennent des transports et de l’usage de produits dérivés du pétrole. Cependant un changement majeur de cette pollution est en train de se produire aux Etats-Unis.

L’introduction des VOCs

Nous appelons ces composés organique les VOCs (pour Volatile Organic Compounds, soit composés organiques volatiles). Et, malheureusement pour la qualité de notre air, il s’avère que leur concentration est bien plus élevée que prévu (aux Etats-Unis). Cela est dû à un acteur auquel les scientifiques n’ont pas pensé : les ménages. Les VOCs proviennent bien plus des produits de consommation que des transports. Un retournement majeur de notre compréhension de la pollution, en somme.

Cela bouscule les méthodes de recensement de la pollution de l’air et modifie les prédictions scientifiques sur l’évolution de cette pollution. Il est « facile » de prévoir la pollution provoquée par une usine, par le secteur des transports ou bien même par les végétaux qui produisent également des VOCs lorsqu’il fait chaud. Mais il est bien plus compliqué de prévoir cette pollution lorsqu’elle est due au produits de consommation.

Celle-ci dépend notamment de la fréquence à laquelle les habitants ouvrent leurs fenêtres, période d’échange entre l’air intérieur et extérieur. Un comportement aussi basique est un exemple d’a quel point il est difficile d’estimer la production des ménages de VOCs.

Pourquoi les VOCs posent-ils autant de problème?

Avant de parler des problèmes, parlons du positif. Les Etats-Unis agissent déjà contre les VOCs. Il existe en effet des lois régulant la production de ces composés par les usines et le secteur du transport, cela aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Cependant, il parait difficile de faire la même chose pour les ménages.

Une autre difficulté posée par les VOCs est leur complexité. Il en existe de toutes sortes, à la durée de vie et à l’action extrêmement variable. Allant de plusieurs mois de présence dans l’atmosphère a quelques minutes, les VOCs ont la propriété de pouvoir s’oxyder plusieurs fois, produisant inévitablement du CO2 et de l’eau.

Un exemple alarmant

Pour prendre un exemple extrême, laissez-moi vous présenter l’isoprène, de formule chimique C5H8. Les estimations sur ce composé sont que son oxydation implique 1928 étapes et 602 espèces organiques intermédiaire avant que du CO2 et de l’eau soient finalement formé. Cela veut dire que, pour étudier son impact réel sur la pollution et sur l’atmosphère, il faudrait étudier chacune de ces 602 espèces. Un travail de titan.

Comment la science peut retourner la situation?

Nous pouvons cependant nous permettre de rester optimiste. Les avancées scientifiques en spectrométrie permettent, par exemple, d’obtenir des données particulièrement précises concernant la concentration de ces VOCs dans l’air. Les auteurs de l’étude scientifiques parue sur Science estiment que les VOCs présent dans notre air peuvent être au nombre de 10 000. Ce qui n’est pas au-delà des capacités des instruments de plus haute technologie. De plus la prise en compte de ses VOCs va ouvrir la voie à l’étude de l’air intérieure, délaissée par le passé.

Ainsi, même si ce retournement de la pollution atmosphérique montre la situation sous un jour plus sombre, il faut toujours se réjouir lorsque que l’on avance. Plus nous connaîtrons les problèmes auxquels nous faisons face, plus il sera facile de se mobiliser contre.

Source :

Science

La Chine et son armée de reforestation Sciences & Environnement Actualités

La Chine déploie son armée pour planter des arbres

La volonté de la Chine de lutter contre la pollution de l’air est telle qu’elle vient de réassigner 60 000 de ses soldats à un nouvel objectif : créer la plus grande foret artificielle du monde.

La Chine et sa « muraille verte » 

La Chine ambitionne un plan massif de reforestation depuis 5 ans. En effet, celle-ci a  déjà planté 33.8 millions d’hectares de forêt. Nombre qui devrait encore augmenter de 6.66 million d’hectares cette année, notamment grâce à l’intervention de l’armée de « Terre ». Cela correspond à un petit peu moins que la superficie de l’Irlande plantée en 1 an.

Le pays souhaite faire passer son pourcentage de zone boisée de 21.7% en 2016 à 23% en 2020. Une augmentation à la fois rapide et nécessaire, la Chine souffrant déjà énormément de la pollution de l’air.

On peut comparer cette progression à celle dans le monde, mettant ainsi en relief cette bonne nouvelle. En effet la superficie forestière mondiale ne fait que chuter depuis les années 1990. 

La nécessité de cette « muraille verte » vient aussi de l’expansion du désert de Gobi. Celle-ci étant de 3000 km2 par an depuis le plan de déforestation massif voulu part Mao dès 1958. Les ambition du gouvernement chinois sont de créer d’ici 2050 la plus grande forêt artificielle du monde.

D’après le média Asia Times, les soldats prennent la direction de la province de Hebei, extrêmement polluée à cause de l’industrie intensive présente sur place.

L’armée ?

On peux se demander pourquoi avoir envoyé l’armée pour une telle tâche. Cela s’inscrit en fait dans le plan de licenciement de 300 000 soldats chinois décidé par pékin en 2015. En plus de ces licenciements, une partie de l’armée à été réaffectée à des tâches non militaire comme la plantation d’arbres ou même la construction d’infrastructure.

La Chine semble donc privilégier l’écologie au militaire. On ne peux qu’espérer qu’elle continue sur cette lancée.

Sources : 

World Economic Forum

World Bank