lac Hamoun Sciences & Environnement Environnement

Faire renaître un oasis : l’alliance Iran-Afghanistan

L’Iran connait, en ce moment, et entre autres à cause du réchauffement climatique, une augmentation du nombre de ses sécheresses. Un exemple marquant est la disparition du lac Hamoun-e Puzak (mais également de deux autres lacs plus petits de la région). Ce lac est à la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan.

Apprendre à gérer cette catastrophe

La disparition des lacs entraîne celle des villages alentours, ceux-ci ne pouvant plus subvenir à leur besoins sans cette précieuse ressource qu’est l’eau. Mais cette catastrophe semble également être le symbole d’une nouvelle manière de réagir. En effet, après des années pendant lesquelles l’Iran et l’Afghanistan cherchaient à se blâmer l’un l’autre, des discussions sont (enfin) en cours. Discussions qui ont pour but de trouver une solution à ce désastre environnemental. On observe même une forme d’organisation se développer autour de la survie des lacs de ces deux pays. Par exemple, le lac Urmia (qui couvrait une surface d’environ 5200 kilomètres carré) s’est énormément évaporé mais des investissements durables sont en cours afin de le sauver.

Les deux pays se sont retrouvés plusieurs fois depuis 2014 afin d’entreprendre des actions sur leurs territoires respectifs afin de sauver ce lac (et la région). Chacun à sa part à faire et, devant les avancées et l’engouement des deux pays, les scientifiques sont formels : « Les Hamouns peuvent être sauvés » (1).

La situation s’est bien retournée en 60 ans, car à l’époque, des barrages avait été construits afin d’éviter les inondations récurrentes en périodes de fortes pluies. Maintenant, il n’y a plus qu’un mince ruisseau circulant lorsqu’il pleut, de février à avril. Et la dernière inondation à eu lieu il y a 30 ans

Certaines villes proches des lacs asséchés du coté iranien dépendent à présent de villes plus au centre des terres. Tandis que du coté afghan, la situation est encore pire : les villes sont fournies en eau par des camions iranien.

Le futur est porteur d’espoir

Des solutions bien plus durables sont à l’étude, comme un changement de modèle d’agriculture et une meilleure gestion de l’eau durant les périodes sèches. La question la plus difficile cherche encore réponse : comment financer un tel projet? Les négociations des deux pays risquent de prendre du temps mais « le cas des Hamouns n’est pas une cause perdue » (2).

 

(1) Farhad Yazdandoost, expert en management de l’eau à l’université technologique Khajeh Nasir Toosi à Tehran

(2) Yet Soroosh Sorooshian, expert en gestion de l’eau à l’université de Californie

Sources :

Science

The Observers

Earth Observatory

 

Chine nature Sciences & Environnement Environnement

La nouvelle ère de la Chine : civilisation écologique

La Chine à eu, comme tout le monde le sait, une croissance économique incroyable ayant entraîné beaucoup de problèmes écologiques. Le président Xi Jinping à donc proposé, lors du 19ème congrès national du parti communiste de Chine, un plan écologique ambitieux.

Une nouvelle stratégie

Sa volonté est simple : faire passer la Chine dans une nouvelle ère, bien plus écologique. Ce plan s’inscrit dans un contexte de grande pollution dans le pays qui est responsable d’une véritable catastrophe sanitaire en ce moment même. Il est un véritable pivot dans la stratégie économique de la Chine : celle-ci doit passer de l’idée « quantité avant tout » à « qualité avant tout ».

Evidemment la Chine, à travers cette nouvelle stratégie, essaie d’affirmer sa position de leader mondial, en dépassant les Etats-Unis. A la fois d’une manière économique (cela ne devrait plus tarder) mais également de manière écologique.

L’Europe elle-même est chamboulée par ce plan écologique chinois. Par exemple, depuis le 1er mars, les ports chinois n’acceptent plus les millions de tonnes de déchets non triés envoyés par l’Europe. La Chine ne veut plus être la poubelle de l’occident. Et cette décision entraîne une situation très urgente en Europe, où l’industrie n’est pas préparée à la gestion de ces déchets. C’est un plan très ambitieux mais quand on sait les capacités de la Chine à obtenir ce qu’elle veut, cela ne parait pas impossible.

Aller trop vite peux être dangeureux

Cependant il faut faire attention à la façon dont un tel plan est mené. En effet, dans certaines régions chinoises, une mauvaise reforestation (faite pour des raisons politiques) a conduit à une dégradation environnementale. On ne doit pas planter n’importe quoi n’importe où. Comme d’habitude, le point faible est la communication, car nous sommes face à des politiques qui (pour une fois) veulent agir vite face un problème grave. Pourtant, ceux-ci manquent de savoir scientifique et sont souvent mal entourés.

Ainsi une protection environnementale sur le long terme implique une coordination efficace entre les gouvernements locaux et généraux, mais également avec les bureaux de protection de l’environnement et la communauté scientifique. Beaucoup de défis donc, mais la volonté est bel et bien là.

Sources :

Science

eau Sciences & Environnement Environnement

Comment gérer notre eau durablement ?

Les Nations Unies ont l’ambitieux projet d’améliorer leur gestion de l’eau et des services qui y sont liés d’ici à 2030 pour la modique somme de 114 milliards d’euro (par an…). Un investissement de cette importance ne peut être espéré qu’en sensibilisant toute la population à la « valeur » de l’eau. En effet, cela ne fait qu’une dizaine d’années que l’on reconnait l’impact de notre pollution sur la qualité de l’eau.

Il ne faut pas donc voir cette première estimation de budget comme un chiffre donné de manière irraisonnée, mais plutôt comme une opportunité pour nous tous de mieux gérer ce bien commun qu’est l’eau.

Les 4 étapes d’une gestion raisonnée de l’eau

Une étude publiée dans la revue Science par Dustin E. Garrick nous propose 4 étapes permettant de gérer l’eau au mieux.

1) Mesurer 

La première étape consistant à mesurer un bon nombre d’indicateur sur l’eau est en passe d’être remplie. En effet, jusqu’à peu il existait énormément de lacunes dans notre réseau d’information autour de l’eau. Cependant, l’arrivée de nouvelles technologies plus performantes et moins chères est en passe de changer la donne. Il était temps ! La conséquence de cette absence de donnée concernant l’eau (et notamment des fuites qui y sont liés) provoquait une perte de 32 milliards de mètres cube d’eau par an dans les réseaux urbains. Rappelons qu’il s’agit d’eau perdue par les réseaux mais qu’elle finit par y revenir (ce n’est pas de l’eau qui disparaît vraiment).

2) Valoriser l’eau

Il est très difficile mais néanmoins nécessaire d’attribuer une vraie « valeur » à l’eau. L’illusion induite par nos robinets d’une eau infinie doit disparaître. En 30 ans, ces valeurs ont beaucoup évolué et on commence aujourd’hui à voir une certaine forme de valeur écologique et sociale être attribuée à l’eau. Ces valeurs sont importantes car elles permettent de donner de l’importance à la gestion de l’eau. Celle-ci commence d’ailleurs à être reconnue comme un bien commun, public, la rendant de ce fait gratuite. Comme l’air, en somme. De plus certains procédés utilisant de l’eau de manière irraisonnée pourraient disparaître si plus de valeurs était attribuée à l’eau. Comme par exemple la fracturation hydraulique.

3) Prendre des décisions 

De la même manière que la première étape, cette troisième devient de moins en moins un problème car les conflits d’intérêt autour de la gestion de l’eau finissent par se régler tant la situation devient critique. On pourrait notamment penser à la pénurie d’eau au Cap en Afrique du Sud. Après des altercations pour conserver la main mise sur l’eau, les habitants ont, avec l’aide de la mairie et de la police, instauré un système équitable de partage de l’eau. C’est une assez belle histoire mais rappelons que Le Cap souffre encore de la sécheresse et que cette métropole (la deuxième plus grande ville d’Afrique du Sud) pourrait être la première à faire face à une totale pénurie d’eau.

4) Gouverner 

Gérer notre eau nécessite d’avoir des institutions capables de le faire. On parle ici bien évidemment d’institutions ayant le pouvoir et la légitimité d’agir. Les décisions prises à l’étapes 3 doivent être appliquées par une sorte de comité public.

Ainsi, le défi de la gestion de l’eau est complexe et multiple. Pour le réussir dans les règles, il ne faut pas négliger d’acteurs et arriver à s’entendre tous ensemble. Et surtout, il ne nous faudra pas attendre d’être au dos du mur. Cela risque d’être la partie la plus difficile.

Sources :

Science

fracking Sciences & Environnement Environnement

La fracturation hydraulique

La fracturation hydraulique, ou plus communément appelée fracking est une méthode d’extraction de gaz très controversée. Cette technique permet de récupérer le gaz naturel des couches profondes de la terre.

Qu’est-ce que c’est ?

Ce procédé est apparu dans les années 1940, mais cela fait une dizaine d’années qu’il est massivement employé et surtout aux Etats-Unis. En effet, depuis que les sources en Europe et en Amérique s’épuisent, les prix du gaz augmentent ce qui a fini par rendre cette technique viable économiquement. Mais absolument pas écologiquement, comme nous allons le voir. A savoir que 60% de tous les nouveaux puits de pétrole et de gaz sont extraits par fracking.

Son mode de fonctionnement est plutôt simple : les pierres poreuses assez profondes renferme le gaz qui nous intéresse. Ces pierres sont fracturées par le biais d’eau, de sable et de produits chimiques à hautes pression ce qui permet de libérer le gaz naturel.

Comment cela fonctionne ?

Premièrement, un puits est foré verticalement sur des centaines de mètres de profondeur. Puis, un trou horizontal est creusé dans la couche porteuse de gaz. Ensuite le liquide de fracking est pompé dans le sol grâce à des outils  très puissants et à très haute pression. Ce fluide est composé en moyenne de 8 millions de litres d’eau, plusieurs milliers de tonnes de sable et environ 200 000 litres de produits chimiques.

Cela a pour effet de créer un très grand nombre de fissure dans la roche, le sable se pose entre ces fissures ce qui les empêche de se refermer. Puis les produits chimiques rentrent en jeu. Leur effet  est  principalement d’aider à la compression de l’eau, mais aussi de tuer les bactéries et dissoudre les minéraux non voulus. Enfin,  le fluide est de nouveau pompé et le gaz naturel est récupéré. Une fois que la source de gaz est entièrement épuisée, le liquide est remis sous terre et le trou est rebouché.

Quels sont les risques ?

Ils sont en fait très nombreux et très graves. Premièrement, le liquide enfoui peut contaminer des sources d’eau potable. Ainsi, en plus de consommer beaucoup d’eau, le fracking rend celle-ci très difficilement traitable et très toxique. Celle-ci pouvant alors contaminer d’autres sources. Aux Etats-Unis par exemple, la négligence lors de l’utilisation de ce procédé est très grande, et de nombreuses sources ont déjà été contaminées.

Les produits chimiques utilisées dans le fracking ont des impacts très différents. Certains sont absolument bénins tandis que d’autres sont toxiques et cancérigènes, comme par exemple le benzol ou l’acide formique.

Un autre risque est l’aggravement de l’effet de serre. En effet le fracking libère du méthane, un gaz 25 fois plus dangereux que le dioxyde de carbone. Et les puits ont en moyenne 3% de pertes de gaz, gaz qui sera donc libéré dans l’atmosphère. De plus le fracking nécessite de grandes quantités d’énergie. Souvent produite aux Etats-Unis à l’aide de ressources fossiles.

 

Le fracking est donc un procédé très dangereux à moyen et long terme. A la fois pour la santé publique que pour l’environnement. Il est l’exemple typique d’une attache (surtout des Etats-Unis) aux énergies fossiles et aux techniques de force brute. Cependant, ce procédé risque vite d’être confronté au problème du manque d’eau. En tout, cas espérons-le.

Sources :

Connaissance des énérgies

Futura-Sciences

Stop gaz de schiste

NETs Sciences & Environnement Environnement

La moisson de carbone : nouvelle réponse au réchauffement…

Suite à la COP21 de Paris en 2015, toutes les solutions sont les bienvenues pour essayer d’atteindre l’objectif de garder le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Cependant, les chercheurs affirment qu’il n’est plus suffisant d’arrêter les émissions de carbone, mais qu’il faut également mettre en place des NETs (« Technologies d’Émissions Négatives »), le but étant que ces nouvelles technologies retirent plus de carbone qu’il n’est émis par les humains, sans en abuser.

Les NETs : comment ça marche

Il existe déjà plusieurs NETs aujourd’hui, mais la plus avancée est BECCS (« Bioénergie avec Capture de Carbone et Stockage »). Le concept : planter et moissonner des plantes à croissance rapide qui absorberont le carbone, et qui seront ensuite brûlées pour générer de l’énergie (chaleur, électricité, combustibles organiques …). L’échappement de carbone sera capturé et stocké sous terre.

Une division chez les scientifiques 

Comme la plupart des nouvelles technologies, les NETs créent des oppositions chez les chercheurs. Certains les voient comme une solution révolutionnaire et nécessaire. En effet, BECCS est un principe relativement peu coûteux, et réalisable. Elle utilise deux principes déjà mis en œuvre sur Terre : la bioénergie et la capture et stockage du carbone. De plus, certains chercheurs estiment qu’il existe sur Terre une zone d’au moins la taille de l’Inde qui serait libre pour appliquer les NETs, ce qui permettrait d’extraire jusqu’à un trillion de tonnes de CO2 de l’atmosphère avant la fin du siècle, et approvisionnerait le globe avec un tiers de ses besoins en énergie.

Tout cela est-il réellement faisable ?

Une étude de 6 millions de dollars a été lancée pour observer l’impact de BECCS en l’extirpant d’un monde utopique. Plusieurs problèmes se dessinent alors, le premier étant l’utilisation d’eau. BECCS détournerait d’importantes quantités d’eau qui auraient pu être dirigées vers les récoltes agricoles nécessaire à notre alimentation. De plus, cette solution demande d’importantes zones de plantation, qui sont certes disponibles aujourd’hui, mais ne le seront plus dans peu de temps, car il faut nourrir une population mondiale qui ne fait qu’augmenter. Puis vient la perturbation des écosystèmes. En effet, certaines espèces d’animaux perdent déjà du terrain avec la déforestation liée à l’agriculture, BECCS ne ferait qu’empirer le problème. Enfin, la demande croissante en bioénergie causerait le déplacement des champs d’agriculture, ce qui augmenterait le prix de notre nourriture.

Avons-nous un choix ?

Même si les NETs relèvent presque de la fantaisie, c’est une des seules solutions qui nous restent pour remédier au problème du réchauffement climatique, d’autant plus que le temps nous manque. Toutefois, certains préconisent de continuer à protéger des forêts pour stocker le CO2, ou adopter le principe de fermes sans labour. Mais est-ce suffisant, où est-il primordial d’utiliser les NETs, technologie qui reste perfectible ?

Sources :

Science

pollution VOCs Sciences & Environnement Environnement

La pollution de l’air change de visage

Petit rappel des faits : la chimie atmosphérique provoquant la création d’aérosols à effet de serre important requière la présence de composés organiques. Traditionnellement, ces composés proviennent des transports et de l’usage de produits dérivés du pétrole. Cependant un changement majeur de cette pollution est en train de se produire aux Etats-Unis.

L’introduction des VOCs

Nous appelons ces composés organique les VOCs (pour Volatile Organic Compounds, soit composés organiques volatiles). Et, malheureusement pour la qualité de notre air, il s’avère que leur concentration est bien plus élevée que prévu (aux Etats-Unis). Cela est dû à un acteur auquel les scientifiques n’ont pas pensé : les ménages. Les VOCs proviennent bien plus des produits de consommation que des transports. Un retournement majeur de notre compréhension de la pollution, en somme.

Cela bouscule les méthodes de recensement de la pollution de l’air et modifie les prédictions scientifiques sur l’évolution de cette pollution. Il est « facile » de prévoir la pollution provoquée par une usine, par le secteur des transports ou bien même par les végétaux qui produisent également des VOCs lorsqu’il fait chaud. Mais il est bien plus compliqué de prévoir cette pollution lorsqu’elle est due au produits de consommation.

Celle-ci dépend notamment de la fréquence à laquelle les habitants ouvrent leurs fenêtres, période d’échange entre l’air intérieur et extérieur. Un comportement aussi basique est un exemple d’a quel point il est difficile d’estimer la production des ménages de VOCs.

Pourquoi les VOCs posent-ils autant de problème?

Avant de parler des problèmes, parlons du positif. Les Etats-Unis agissent déjà contre les VOCs. Il existe en effet des lois régulant la production de ces composés par les usines et le secteur du transport, cela aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Cependant, il parait difficile de faire la même chose pour les ménages.

Une autre difficulté posée par les VOCs est leur complexité. Il en existe de toutes sortes, à la durée de vie et à l’action extrêmement variable. Allant de plusieurs mois de présence dans l’atmosphère a quelques minutes, les VOCs ont la propriété de pouvoir s’oxyder plusieurs fois, produisant inévitablement du CO2 et de l’eau.

Un exemple alarmant

Pour prendre un exemple extrême, laissez-moi vous présenter l’isoprène, de formule chimique C5H8. Les estimations sur ce composé sont que son oxydation implique 1928 étapes et 602 espèces organiques intermédiaire avant que du CO2 et de l’eau soient finalement formé. Cela veut dire que, pour étudier son impact réel sur la pollution et sur l’atmosphère, il faudrait étudier chacune de ces 602 espèces. Un travail de titan.

Comment la science peut retourner la situation?

Nous pouvons cependant nous permettre de rester optimiste. Les avancées scientifiques en spectrométrie permettent, par exemple, d’obtenir des données particulièrement précises concernant la concentration de ces VOCs dans l’air. Les auteurs de l’étude scientifiques parue sur Science estiment que les VOCs présent dans notre air peuvent être au nombre de 10 000. Ce qui n’est pas au-delà des capacités des instruments de plus haute technologie. De plus la prise en compte de ses VOCs va ouvrir la voie à l’étude de l’air intérieure, délaissée par le passé.

Ainsi, même si ce retournement de la pollution atmosphérique montre la situation sous un jour plus sombre, il faut toujours se réjouir lorsque que l’on avance. Plus nous connaîtrons les problèmes auxquels nous faisons face, plus il sera facile de se mobiliser contre.

Source :

Science

La Chine et son armée de reforestation Sciences & Environnement Actualités

La Chine déploie son armée pour planter des arbres

La volonté de la Chine de lutter contre la pollution de l’air est telle qu’elle vient de réassigner 60 000 de ses soldats à un nouvel objectif : créer la plus grande foret artificielle du monde.

La Chine et sa « muraille verte » 

La Chine ambitionne un plan massif de reforestation depuis 5 ans. En effet, celle-ci a  déjà planté 33.8 millions d’hectares de forêt. Nombre qui devrait encore augmenter de 6.66 million d’hectares cette année, notamment grâce à l’intervention de l’armée de « Terre ». Cela correspond à un petit peu moins que la superficie de l’Irlande plantée en 1 an.

Le pays souhaite faire passer son pourcentage de zone boisée de 21.7% en 2016 à 23% en 2020. Une augmentation à la fois rapide et nécessaire, la Chine souffrant déjà énormément de la pollution de l’air.

On peut comparer cette progression à celle dans le monde, mettant ainsi en relief cette bonne nouvelle. En effet la superficie forestière mondiale ne fait que chuter depuis les années 1990. 

La nécessité de cette « muraille verte » vient aussi de l’expansion du désert de Gobi. Celle-ci étant de 3000 km2 par an depuis le plan de déforestation massif voulu part Mao dès 1958. Les ambition du gouvernement chinois sont de créer d’ici 2050 la plus grande forêt artificielle du monde.

D’après le média Asia Times, les soldats prennent la direction de la province de Hebei, extrêmement polluée à cause de l’industrie intensive présente sur place.

L’armée ?

On peux se demander pourquoi avoir envoyé l’armée pour une telle tâche. Cela s’inscrit en fait dans le plan de licenciement de 300 000 soldats chinois décidé par pékin en 2015. En plus de ces licenciements, une partie de l’armée à été réaffectée à des tâches non militaire comme la plantation d’arbres ou même la construction d’infrastructure.

La Chine semble donc privilégier l’écologie au militaire. On ne peux qu’espérer qu’elle continue sur cette lancée.

Sources : 

World Economic Forum

World Bank

produire-imprimante-3D Sciences & Environnement Environnement

Comment produire plus durablement ?

Vous le savez déjà probablement, mais l’être humain exploite plus de ressources par an que ce que la planète peut produire. C’est ce qui donne lieu au fameux « jour du dépassement », jour de l’année à partir duquel nous avons entièrement consommé les ressources produites par la planète en un an.
Ainsi si, l’on persévère dans notre façon de produire et de consommer, il nous faudrait 1.7 planète Terre.

Si l’on regarde les dates, ce jour ne fait qu’avancer, signe que l’on consomme de plus en plus et de façon moins raisonnée. En effet en 1971 ce jour tombait le 24 décembre alors qu’en 2017 il était au 3 août.

La question est donc primordiale : comment produire plus durablement ? Voici quelques pistes de réflexion.

Favoriser le biomimétisme

Le biomimétisme est un concept proposant des solution artificielles basées sur l’observation et l’analyse de la nature. Celle-ci est une prouesse d’optimisation obtenue grâce à des millions d’années d’évolution. Il serait donc dommage de ne pas s’en inspirer.

Malheureusement on ne s’en inspire pas encore beaucoup. Cependant, cette tendance change. On peut citer plusieurs exemples, comme le velcro inspiré de la bardane, les robots miniaturisés qui agence leurs structures de la même manière que les insectes. Ou encore la synthèse d’un fil de soie semblable à celui de l’araignée, en utilisant le même procédé qu’elle ce qui fait gagner une grande quantité d’énergie.

L’impression 3D

Véritable révolution, l’imprimante 3D est une technologie dont l’avenir est peu prédictible tellement ses applications sont nombreuses. Une chose est sûre, celle-ci permet d’optimiser grandement notre façon de produire.

L’imprimante 3D permet notamment de limiter au maximum le gaspillage de matière. Nous pouvons construire les formes voulues sans avoir à creuser ou à améliorer la finition de la pièce. Ces imprimantes fonctionnant par dépôt successifs de plusieurs couches de matières. Une technologie additive bien plus rentable en ressources que les procédés classiques basé sur le retrait de matière. En chine cette technologie va jusqu’à la construction de maisons, à l’aide d’imprimantes 3D géantes. Ou même sur la station spatiale internationale : lorsqu’un objet important manque, plutôt que de devoir attendre le prochain lancement de matériel, on l’imprime sur place en 3D.

Nul doute que cette technologie aussi écologique qu’économique sera un élément clé de la production de demain.

Améliorer la gestion de nos ressources

Point le plus évident et probablement le plus difficile à atteindre, il faut mieux gérer nos ressources. Notre société s’est construite sur un principe de compétition entre les différents acteurs. Ce système à permis un développement très rapide et une grande amélioration des conditions de vie d’une partie de la population. Cependant, on peut s’interroger sur les secteurs ne devant surtout pas être basés sur ce système.

Le consensus scientifique et social est en faveur d’une gestion publique de ressources qualifiées de « communes », telles que l’eau ou l’air. Il parait évident que ces ressources, indispensables à tous, soient gérées par tous. Par exemple à Oman, 5 réseaux alimentent 3000 systèmes d’irrigation, permettant de repartir l’eau équitablement dans ce pays aride.

A l’opposé, au Brésil, la plus grosse usine Coca Cola consomme 100 millions de litres d’eau par an pour produire son précieux breuvage. Pourtant, 12 millions de personne n’ont pas accès à l’eau potable au Brésil.

La gestion des ressources va donc être un élément essentiel d’une production plus raisonnée, et tenant compte de tous les acteurs.

En somme, produire durablement n’est plus une possibilité mais une nécessité. Il ne s’agit plus uniquement de sauver la planète de la destruction que nous lui infligeons, mais également de sauver nos modes de vies de manière intelligente. Au risque des les voir décroître inexorablement.

Cuba pays Sciences & Environnement Actualités

Cuba : une lutte contre le réchauffement climatique

En septembre 2017 le nord de Cuba à été complètement dévasté par l’ouragan Irma, de grandes zones ont été inondées et la végétation complètement détruite. Pour prendre un exemple, El Malecon, une ville au Nord de Cuba, a subit une vague de 10 mètres ce qui a complètement annihilé le district historique.

Cuba : 100 ans de lutte contre le réchauffement climatique

Face à un tel déferlement climatique, Cuba vient d’adopter un plan sur 100 ans visant à réduire l’impact de l’île sur le réchauffement climatique. Mais avant de parler de ce plan, remettons-nous dans le contexte actuel.

Cuba est très sensible au réchauffement climatique et plus particulièrement à la montée des eaux. Celle-ci a déjà englouti une grande partie du sud de l’île. En effet, les côtes cubaines sont à peine supérieures au niveau de la mer. Histoire d’en rajouter, géographiquement, Cuba est sur la route des ouragans. L’érosion a également augmenté et les experts s’accordent à dirent que la situation est bien pire que prévu. De plus, le réchauffement climatique ne fait que s’intensifier :  Cuba doit s’attendre à des menaces de plus en plus terribles.

Le Project Life

La nation cubaine à donc prévu de lutter contre les futurs désastres. Pour ce faire, le Conseil des ministres de Cuba à adopté le Project Life, projet de grande envergure visant à limiter l’impact du réchauffement climatique sur l’île et l’impact de l’île sur le réchauffement climatique. Dans la décennie à venir, le plan banni la construction d’habitations en zone à risque ( liées au niveau de la mer). Les personnes y habitant déjà seront relogées plus au centre des terres. Les défenses côtières seront également refaites, y compris la végétation qui est indispensable à une bonne tenue des sols.

Un programme basé en partie sur le don

Ce plan se résume à une idée générale : augmenter la résilience des communautés et des habitats vulnérables. Cette année, le gouvernement prévoit d’investir 40 millions de dollars dans le projet. De plus, il invite toute personne à être un donateur. L’argent reçu servira exclusivement à ce projet. L’Italie a déjà répondu présente avec un don de 3.4 millions de dollars en Novembre 2017.

Ce qui est assez impressionnant à Cuba, c’est que les politiciens respectent les scientifiques. D’ailleurs, en matière de politique de réchauffement climatique, c’est la science qui dirige les décisions.

Les scientifiques rappellent que, dans les estimations les plus optimistes, Cuba devrait perdre 20% de sa surface d’ici 2100. Pour empêcher cela, le Project Life prévoit notamment de restaurer les mangroves, un écosystème de marais. Celles-ci représentent en effet un quart des forêts de Cuba. Elles sont d’ailleurs la première ligne de défense pour les communautés côtières. Malheureusement, elles sont en train de mourir, car les ouragans ont supprimé la plupart de leurs feuilles et ont salés très brutalement leurs sols.

De façon plus positive, les ouragans ont redonné un de l’oxygène aux coraux à proximité, et ont également brassé l’eau près de ceux-ci. Une équipe américano-cubaine a ainsi découvert que les coraux proches de Cuba sont en excellente santé. L’industrie proche reste une menace pour cette vie maritime.

Une grosse partie du plan inclut également de l’ingénierie côtière, le but étant de créer des infrastructures plus solides capables de « casser » les vagues. Cuba a notamment demandé aux Pays-Bas quelques conseils à ce sujet, ces derniers disposant d’un système très efficace.

Des limites à une si bonne volonté

Si on replace ce plan dans le contexte, on peux s’interroger sur sa pertinence réelle. En effet Cuba influe très peu sur le réchauffement climatique. Ce plan correspond donc plus à un moyen curatif que préventif, visant à sauver l’île. Le réel objectif reste la sauvegarde de l’écosystème cubain et de sa population. Ce but est tout à fait louable, mais risque d’être vain si le reste du monde ne combat pas avec une telle motivation le réchauffement climatique. Il n’en est pas moins que cette initiative reste un bel exemple à suivre pour le reste du globe.

Source  :

Science