abandon programme Sciences & Environnement Actualités

Étudier – Mesurer – Abandonner – Échouer

On ne peut pas contrôler ce qu’on ne peut pas mesurer. Cet adage parait absolument évident mais ça n’a pas empêcher l’administration Trump de « tuer » le programme d’étude des émissions de carbone de la NASA.

 

Un programme pourtant indispensable

Le CMS (Carbon Monitoring System en anglais) avait pour but d’analyser les émissions de carbone planétaire à l’aide des données de différents satellites. Ceci aurait servi, au final, à créer des modèles de plus en plus précis des flux de CO2 dans notre atmosphère. Notons que le budget de ce programme n’était « que » de 10 millions de dollars par an.

Mais ce programme avait également pour but de vérifier si les différents pays respectaient leurs engagements sur l’accord de Paris (une donnée quand même plutôt intéressante). La ligne directrice de l’administration Trump est donc bien suivie. Pourquoi donc aider d’autres pays à comprendre leurs émissions de CO2 ?

 

Des accomplissements impressionnants

Le CMS à d’ailleurs beaucoup aidé à comprendre les flux de carbone en ce qui concerne les forêts. Il avait noué beaucoup de partenariat afin de mieux traiter les données et de décrire la réalité des choses. Notamment avec le service forestier américain. Ils ont par exemple pu créer un avion équipé d’un laser permettant d’évaluer finement les stocks de carbone des forêts et leur émissions/réceptions. Cette technique est une variante de la spectrographie.

Le coté incroyablement positif de cette technique est qu’elle réduit drastiquement les coûts de l’étude de ces flux de carbone. Le programme à également aidé à l’inventaire de bon nombre de forêts équatoriales. Tous les acteurs forestiers sont attristés par l’abandon de ce programme car il permettait d’avoir des données en temps quasi-réel et à moindre coût. Ils vont devenir moins efficace dans la traque des changement locaux des cycles du carbone.

Ce n’est bien évidemment pas la fin de ce type de recherches, cependant les meneurs dans ce domaine ne seront plus les Etats-Unis mais bien l’Europe, qui a déja un satellite d’étude d’émissions de carbone.  L’ESA ayant prévue d’en envoyer encore plus.

Le plus dommage est que personne n’a écouté les chercheurs dans cette affaire. Pourtant ils sont unanimes sur la question : « Abandonner ce programme revient à se tirer une balle dans le pied. »

Source

Science

Japon centrale à charbon Sciences & Environnement Actualités

Le Japon : mauvais élève énergétique

Le monde entier est peu à peu en train de réduire sa consommation de charbon en tant que source d’énergie. De nouvelles alternatives écologiques émergent et celles-ci sont de plus en plus rentables. Cependant, le Japon ne suit pas cette tendance. Celui-ci à déjà ouvert 8 nouvelles centrales à charbon ces 2 dernières années, et prévoit d’en ouvrir 36 autres sur les 10 prochaines années.

Le gouvernement Japonais à d’ailleurs changé son plan énergétique. Celui-ci est passé d’une réduction de 26% de la consommation de charbon d’ici 2030 à une augmentation de cette dernière. Cette augmentation permettant d’atteindre 26% de l’énergie nationale produite à partir de charbon.

Pourquoi un tel revirement ?

Ce revirement est principalement dû à la catastrophe de Fukushima, qui a entraîné une perte de confiance et de financement dans le nucléaire (le Japon étant maintenant traumatisé par cette énergie). Les critiques dénoncent également un échec de la politique d’un gouvernement sauhaitant favoriser les énergies renouvelables. Le Japon représentant 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, c’est là une véritable rupture par rapport à 2010, où le ministre de l’économie avait prévu de réduire de moitié la consommation de charbon sur 20 ans (qui s’élevait alors à 25%).

Mais ce même ministre comptait alors sur la progression de la part du nucléaire dans la production d’énergie. La part du nucléaire devait passer de 29% en 2010 à 50% en 2030.

Finalement le bilan énergétique que le Japon se dessine pour le futur n’est pas basé sur les énergies renouvelables. Il est prévu que d’ici à 2030, la part du renouvelable passe de 22% à 24%, une très (trop) légère augmentation, donc. Mais à coté de cela, les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) compteraient pour 56% de la production d’électricité. Le reste étant du nucléaire.

 

Des objectifs qui risquent de ne pas être atteint

Avec un tel revirement de situation, le Japon risque de ne pas atteindre ses objectifs. Il était prévu une réduction de 26% des émissions par rapport à 2013 en 2030 et 80% en 2050.

Cependant le Japon n’abandonne par pour autant. Leur technologie de centrale à charbon est très avancée et performante. Certaines sont équipées de systèmes capturant le carbone émis. Une de leurs centrales est d’ailleurs une des plus performantes au monde. Elle à un rendement atteignant 45% alors qu’une centrale conventionnelle se situe plutôt dans les 30-35%.

Il en résulte que les centrales japonaises ont le plus bas taux d’émission par unité d’énergie (source : L’agence International de L’énergie). Le principal gros défaut étant évidemment le coût.

Ce coût est une des raisons qui à entraîné la baisse drastique des investissements dans les énergies renouvelables, et notamment dans le secteur de l’énergie solaire. Cette baisse était de 32% l’année dernière.

Le ministre des affaires étrangères, Taro Kono, le dit lui-même : « Aujourd’hui, la situation de notre secteur de l’énergie solaire ne peut être décrit que comme lamentable ».

 

Source :

Science : Bucking global trends, Japan again embraces coal power

 

Glace Sciences & Environnement Actualités

Quand les nations privilégient la science au profit de…

L’arctique est une région convoitée par certaines entreprises pour ses ressources : elle est riche en poisson. Cependant, les scientifiques connaissent mal cette région. Une interdiction historique de pêcher vient de leur laisser du temps afin de mieux comprendre le fonctionnement de cet écosystème dont la température de l’eau ne fait qu’augmenter.

 

Une alliance historique

L’Union européenne ainsi que 9 nations viennent de mettre en place un accord permettant de protéger le centre de l’océan arctique des compagnies de pêche pour les 16 prochaines années.

Les scientifiques vont ainsi avoir le temps de comprendre comment fonctionne l’écologie marine de cet écosystème ainsi que ses réactions face à la montée des températures. Cette alliance est la première de son genre comme le rappelle Scott Highleyman (1) : « Il n’y a aucune autre zone de haute mer où nous avons décidé de faire la science en premier lieu ». La glace n’a même pas encore fondu que l’on protège déjà cette zone de la pêche intensive.

Les efforts des scientifiques ont porté leurs fruits

Cette initiative de protection de la surpêche ne vient évidemment pas des gouvernements qui ont accepté une telle régulation. La proposition vient des 2000 scientifiques qui, en 2012, ont demandé une protection afin d’éviter la catastrophe. Dès 2015 cinq nations de l’arctique avaient promis d’empêcher l’accès à cette zone pour leurs propres bateaux de pêche. Puis les autres nations ont fini par rejoindre l’accord, celles-ci préférant attendre les résultats des études scientifiques avant d’entreprendre l’exploitation commercial de la zone.

Ainsi un cercle vertueux se crée. Les pays veulent évidemment exploiter commercialement la zone mais cela n’étant pas possible avant d’avoir recueilli suffisamment de données scientifiques, de gros moyens financiers sont mis en place afin d’accompagner les scientifiques dans leurs recherches. De cette manière, un but commercial peut quand même avoir de bonnes répercutions et engranger un mouvement d’investissement dans la recherche, mouvement plus que nécessaire. Comme le dis très bien Peter Harisson (2) : « Si vous dites que la pêche commerciale n’aura pas lieu tant que la science suffisante soit présente, la science jouera un rôle très significatif ».

(1) Vice-président de des politiques de conservation à l’université de Washington DC

(2) Expert en règlementation sur l’arctique et la pêche à l’université Queen’s de Kingston

Sources :

Science

Humanité Biodiversité

Rapport du Sénat

S&A

or Sciences & Environnement Actualités

Le minage d’or menace les écosystèmes colombiens

Les tropiques en Amérique concentrent 10% des espèces (animales et végétales) sur Terre ainsi que de nombreuses zones très importantes à conserver. De plus, ces écosystèmes fournissent de l’eau à des millions de personnes. Le problème est que ceux-ci abritent également des ressources minières très importantes et intéressantes, notamment en or.

Des écosystèmes fragiles

Ces milieux si riches en biodiversité sont également très fragiles et très difficiles à restaurer à cause de leur grande ancienneté. Ils sont très sensibles aux perturbations de leur environnement. Perturbations qui risquent d’arriver assez vite étant donné qu’une compagnie de minage d’or compte exploiter les gisements au niveau des montagnes colombiennes. Ceci pourrait avoir de graves conséquences, vu que l’extraction d’or est une des pratiques minières les plus destructives et les plus polluantes. Heureusement, à l’heure actuelle, il ne s’agit que d’un projet. Rien n’est encore décidé.

D’autres mines

Les compagnies minières ont cependant d’autres projets bien plus concrets et en phase de réalisation. Le plus impressionnant est celui de Santurban en Colombie. Le projet est de construire une des plus grandes mines souterraines du monde. L’objectif étant l’extraction de 255 000 kilogrammes d’or en 20 ans.

Une étude de terrain a été faite afin d’estimer les conséquences d’une telle entreprise. Le résultat est plutôt attendu : une menace d’extinction pour la flore et la faune endémique à cet endroit. En Amérique Latine, d’autres projets similaires ont eu lieu et les résultats sont un impact très négatif sur l’agriculture et sur la qualité de l’eau et de l’air environnante. Ces dommages ayant eux même causé d’importants (et violents) conflits sociaux.

Heureusement, de récentes lois environnementales en Colombie permettent de mieux protéger de tels écosystèmes. Mais toutes les zones ne sont pas encore protégées (ni protégeables judiciairement parlant) et sont donc véritablement menacées par leur propre richesse minière.

Bonus :

Saviez-vous que les deux plus grandes compagnies de minage d’or ne sont pas américaines ? Il s’agit de Goldcorp et Barrock Gold qui ont toutes les deux leurs bases au Canada. En fait, 5 des 10 plus grandes compagnies de minage d’or sont Canadienne.

Sources : 

Science

WWF

WRM

bois Sciences & Environnement Environnement

Les granulés de bois : une menace supplémentaire

La combustion du charbon est la principale source d’émission de CO2. 40% de l’électricité mondiale est produite à l’aide du charbon et trouver une alternative est plus que jamais une priorité. Aujourd’hui, l’attention générale est plutôt à l’utilisation de bois comme combustible. Théoriquement, le bois absorbe le CO2 de l’atmosphère et sa combustion le rejette donc finalement l’émission de CO2 est nulle.

Ça, c’est la théorie. En pratique, l’utilisation du bois comme carburant émet beaucoup de CO2 et met en danger la biodiversité de la forêt.

 

Un engouement pour une énergie pas si propre que ça

C’est assez fou de voir à quel point les gouvernements sont pour l’utilisation de bois comme combustible. Premièrement, dans l’Union Européenne, il a été déclaré comme neutre en carbone (contrairement à ce que démontrent les études scientifiques) et fait donc partie des énergies renouvelables. De la même manière, aux Etats-Unis, il a été déclaré comme neutre en carbone afin de relancer l’industrie forestière. Industrie qui s’est développé à toute vitesse, notamment dans le sud du pays où le climat chaud et humide est propice à des plantations et à une croissance rapide des arbres.

 

Les chiffres de cette pollution

Chaque année, 31% du CO2 rejeté par l’homme est capté par les forêts. Forêts qui captent d’autant mieux le CO2 qu’elles sont vieilles. Ainsi, les forêts naturelles sont bien plus efficaces que les forêts gérées par les hommes et où l’on privilégie des arbres à pousse rapide.

Encore pire : l’énergie massique du bois est bien plus faible que celle du charbon. Donc la pollution émise pour générer un kilowatt est plus élevée en utilisant du bois que du charbon.  Evidemment, il faut prendre en compte le CO2 qu’aura absorbé le bois. Mais de la même manière, faire des granulés de bois aux Etats-Unis puis les exporter par bateau en Europe correspond à 25% du total de carbone rejeté.

Les producteurs essayent donc de faire tourner les cultures (exactement comme cela se fait pour l’agriculture) mais les études scientifiques sont formelles : ce n’est pas rentable au niveau du CO2 produit si le temps de rotation est inférieur à 40 ans. Une durée bien trop longue pour allier commerce rentable et écologie.

 

De manière générale, l’utilisation de bois est plus écologique que celle de charbon. Le véritable problème est qu’il est considéré, à tort, comme une énergie renouvelable. Un nouvel exemple de désinformation

 

Sources

Science

Le sable en Asie Sciences & Environnement Environnement

Le sable en Asie, un problème global

Partout en Asie, une économie parallèle ne cesse de se développer : le trafic de sable. En Inde par exemple, alors que la dégradation des côtes est interdite, on peut apercevoir de nombreuses embarcations clandestines flotter sur la mer arabique. Ces barques en bois, de jeunes hommes les remplissent de sable pour ensuite le revendre, entre autres, aux producteurs de ciment. La loi régissant la protection des littoraux n’est que très rarement appliquée et les lobbys sont plus fort. C’est ainsi que Sumaira Abdulali, un environnementaliste Indien,  a été tabassé après avoir été confronté à ceux que l’on appelle les « mineurs de sable ».

Cette extraction excessive est poussée par l’urbanisation massive que subit l’Asie depuis plusieurs dizaines d’années. Malheureusement, cette ressource, bien qu’immense, est loin d’être infinie, et son extraction, loin d’être sans risques.

Un enjeu environnemental

Evidemment, cette exploitation est loin d’être bénéfique pour l’environnement. En effet, l’extraction illégale et mal régulée de sable a déjà été liée à une raréfaction de la faune et de la flore animale en Indonésie et à la disparition du dauphin du Gange. En Chine, au lac de Poyang, des dizaines de millions de tonnes de sable sont prélevés chaque années, altérant l’hydrologie du plus grand lac du pays, étape sur la route de nombreux oiseaux migratoires. D’autres victimes de l’extraction du sable subiront bientôt le même sort que les dauphins du Gange si rien n’est fait pour améliorer la situation. Les tortues d’eau douce du sud-ouest d’Asie sont par exemple sur le déclin, et pour cause, il y a trois ans, plusieurs sites de pontes de ces tortues ont été complètement rasés.

Un lobby surpuissant

Cependant, l’industrie de la construction et l’urbanisation Asiatique sont plus puissants que les voix des environnementalistes. Entre 1994 et 2012 la production globale de ciment à triplé, passant de 1.37 milliards à 3.7 milliards de tonnes. Cette évolution exponentielle majoritairement engendrée par l’Asie engloutie de plus en plus de sable, conduisant à une demande toujours plus forte.

Nous pourrions alors nous demander pourquoi nous n’exploitons pas les déserts présents sur notre planète. La réponse est très simple : bien que nous disposions d’énormément de sable provenant des déserts, celui-ci n’est pas adapté à la production de ciment. En effet, ces grains sont bien trop fins et ne permettent pas d’obtenir des matériaux solides. De plus, pour le moment, les matériaux de construction ne sont pas recyclés, rendant inévitable l’extraction de quantités de plus en plus grande de sable.

Nous nous retrouvons donc dans une impasse. Aucune alternative au sable des rivières n’a jusqu’à présent été trouvée, et les gouvernements concernés par l’extraction intensive de sable ferment les yeux, privilégiant croissance à environnement. Faudra-t- il attendre l’extinction de centaines d’espèces et l’apparition de plages de terre pour enfin agir ?

Source :

Science « Asia’s hunger for sand takes toll on ecology »

Lego plastique Sciences & Environnement Environnement

Lego se lance dans la fabrication de pièces à…

Tout le monde connaît Lego. Il s’agit d’une marque emblématique ayant accompagné un grand nombre d’entre nous durant notre enfance. Leurs jouets stimulent la créativité,  essentielle à l’âge enfant. Le problème est que toutes ces briques sont faites à partir de plastique et qu’évidemment, cela nuit à l’environnement. Lego a remédié à ce problème avec un plastique à base de plantes.

Une section entière dorénavant à base de bio-plastique

C’est la section végétale des jouets Lego qui est la première à être faite à base de plastique végétal. Ainsi depuis début 2018, tous les arbres et autres buissons sont fait à partir de plastique provenant de la canne à sucre. Le procédé de fabrication permet de créer un polyéthylène végétal et des pièces d’aussi bonne qualité qu’en utilisant le polyéthylène classique.

Pour le moment, cette section ne représente qu’environ 2% de la quantité totale de produits fabriqués par l’entreprise mais cela reste un beau premier pas.

Une entreprise qui s’implique

Lego semble suivre une véritable culture du développement durable. En plus de ce premier pas, Lego a un plan de réduction massif de ses émissions et de sa pollution d’ici à 2030. La meilleure preuve de cela est un chiffre : 100%. Il s’agit de la part de la consommation électrique de Lego produite grâce aux énergies renouvelables. Oui, Lego n’utilise que des énergies renouvelables pour son fonctionnement. Et comme si cela n’était pas assez impressionnant, ils ont atteint leur objectif de production d’électricité durable avec 3 ans d’avance. Tout cela est possible en partie grâce à leur création d’un domaine éolien de 160 MW… Très impressionnant.

Petit Bonus :

Pour fêter l’ouverture du parc éolien, Lego a construit une éolienne avec 146 251 briques.

Lego est le premier producteur mondial de… pneus.

Sources :

World Economic Forum

GreenMatters

Lego

 

condition des cobayes Sciences & Environnement Actualités

The Happiness Project ou le débat sur la condition…

A une époque où nous nous préoccupons de plus en plus du bien être des animaux et où des particuliers sont prêts à dépenser de grosses sommes d’argent pour le confort de leurs amis à quatre pattes, l’expérimentation scientifique sur animaux fait débat. En effet, lorsque nous pensons cobayes de laboratoires, nous imaginons des petites cages individuelles et vide dans un sous-sol mal éclairé, mais est-ce toujours le cas ?

L’évolution de la condition des cobayes

L’élevages de rats de laboratoire à débuté dans les années 1800, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils étaient à l’époque plutôt bien traités. Leurs cages disposaient de roues et ils pouvaient creuser des terriers. C’est à la fin des années 1950 que les choses ont changé. Les scientifiques ont commencé à développer la théorie selon laquelle moins il y a de variables à prendre en compte, plus les expériences sont fiables. Ils ont alors arrêté de prendre en compte l’habitat naturel des animaux et ont standardisé leurs environnements. De nos jours, les souris de laboratoires vivent dans des cages de la taille de boites à chaussures et ne peuvent ni creuser ni se tenir debout.

Une remise en question

Ce mode de vie à commencé à être critiqué lorsque les scientifiques se sont rendu compte que les souris de laboratoires tendaient à être obèses, à avoir un système immunitaire très faible et à développer des cancers, et cela avant même qu’aucune expérience ne soit réalisée. Dans les années 60, des scientifiques ont démontré que des souris qui disposaient de roues et de labyrinthes dans leurs cages développaient de plus grandes régions sensorielles de leur cerveau. Cependant, les seuls enclos à être améliorés à l’époque sont ceux des primates, laissant les rats et autres souris dans leurs petites boites à chaussures.

Puis, en 2000, un neuroscientifique du nom de Anthony Hannan de l’université de Melbourne à fait faire un grand pas à la recherche en matière d’environnement pour les souris de laboratoire. Il a prouvé qu’en donnant aux souris de quoi faire des nids, des balles pour jouer et des échelles auxquelles grimper, elles mettaient beaucoup plus de temps à développer la maladie de Huntington (dégénérescence neurologique). Il est le premier à démontrer que l’environnement influence la progression des maladies neurologique.

De nouvelles expérimentations

Depuis, de nombreuses découvertes et expériences ont été faites, liant conditions de vie et vitesse de développement de certaines maladies.

Par exemple, en 2010, Lei Cao a créé un véritable « Disneyland pour souris ». Il a été capable de démontrer que lorsque les souris qui y vivaient se voyaient injecter des cellules cancéreuses, elles développaient des tumeurs 80% plus petites que celles qui n’y vivaient pas. Encore plus étonnant , certaines ne développaient pas de tumeur du tout. Cao est allé plus loin en démontrant qu’un environnement stimulant activait l’hypothalamus, partie du cerveau qui régule les hormones et qui affecte notamment l’humeur et la vitesse de prolifération d’un cancer. « On ne peut pas se contenter de traiter le corps, il faut aussi traiter l’esprit » déclare Lei Cao.

De plus, il a été démontré que donner aux souris des jouets, des exercices et des compagnons réduit leur prédisposition à développer de l’épilepsie, la sclérose en plaque ou encore une addiction.

Un coût énorme pour une certitude moindre

Cependant, ces théories ont leurs détracteurs. Tout d’abord, agrandir et améliorer les enclos des souris a un coût non négligeable. Par exemple, l’université British Columbia de Vancouver possède 49 000 cages à souris, une augmentation du prix de celles-ci ne serait-ce que d’un ou deux dollars serait un budget énorme auquel seuls très peu de laboratoires à travers le monde pourraient faire face. Au-delà du coût primaire de ces installations, elles mettent environ 10 fois plus de temps à être nettoyées, ce qui augmente leur coût journalier.

De plus, certains remettent en cause l’exactitude des résultats scientifiques que nous pouvons observer avec des souris dans des environnements très riche. Le sociologue Québécois Jaques T. Godbout explique que plus il y a de variables dans une expérience, moins on peut être sûr de son issue. En effet, si on souhaite tester un remède contre l’épilepsie et que la souris fait de l’exercice sur une roue tous les jours, comment peut-on être sûrs qui du remède ou de l’exercice améliore l’état de santé du rat ?

Pour le moment aucun consensus scientifique n’a donc eu lieu autour de l’environnement dans lequel évolue les souris de laboratoires. Cependant, le sujet préoccupe de plus en plus les scientifiques. En 2016, plus de 160 articles ont été publiés sur le bien être des souris de laboratoires contre seulement quelques-uns au début du siècle. Nous assistons donc peut-être au début d’une nouvelle ère pour ces animaux qui, sans le savoir, donnent leurs vies pour sauver les nôtres.

Source :

 Science

canada Sciences & Environnement Environnement

La biodiversité au Canada : constats

En général, la mention du Canada amène des images de lacs, animaux sauvagespaysages verdoyants et sublimes. C’est un bien beau tableau,mais comme vous vous en doutez, l’envers du décor est parfois beaucoup moins … vert.

Les ressources du Canada à l’origine de son impact environnemental

La demande mondiale envers les ressources provenant du Canada ne fait qu’augmenter. Ceci a effectivement un impact sur l’écosystème et la diversité de la faune. Le Canada possède, cependant, une des faunes qui a le mieux résisté au réchauffement climatique (pour l’instant, en tout cas).

Quand on connait les objectifs que doit tenir le Canada pour respecter ses engagements envers les Nations Unies, on peut être dubitatif sur une potentiel réussite. En effet, le pays doit protéger 17% de sa surface terrestre et 10% de sa surface maritime d’ici à 2020. Aujourd’hui, ces chiffres sont de respectivement 10% et 1%

Ambitieux défi.

Une opinion publique excellente

Là où le Canada a l’avantage et des possibilités pour réussir ce défi, c’est au niveau de son opinion publique. 87% des Canadiens sont pour un investissement massif dans la protection de leur environnement. Mais le plus impressionnant est que les politiciens sont également prêts à le soutenir: 1.4 milliards de dollars de financement jusqu’à 2020 puis 470 millions par an. Un tel investissement est très impressionnant et on peut se réjouir que des politiciens le proposent. Une surenchère à l’investissement environnemental (à des fins politiques et pour avoir l’opinion publique avec soi) ne pourra pas faire de mal. Peu importe les motivations d’une telle décision, le pays en sortira vainqueur. 

Se renseigner sur le développement durable du Canada

Le site du gouvernement canadien est vraiment très bien renseigné, notamment sa partie sur le développement durable. De plus de nombreux site recensent la biodiversité canadienne et participent à sa protection. Les liens sont disponibles en source !

Sources

Fédération canadienne de la faune

Espèces menacées 

Canadian Geographic

Gouvernement du Canada

L’étude de Science

Parti Vert du Canada (juste pour les infos, nous n’avons pas de parti pris politique)

Newswire

 

transports allemagne Sciences & Environnement Actualités

Des transports publics bientôt gratuits en Allemagne ?

Une lettre envoyée au commissaire européen pour l’environnement (Karmenu Vella) propose la création de transports public gratuits dans certaines villes les plus polluées d’Allemagne. Le but est bien évidemment de favoriser leur utilisation plutôt que celle des nombreuses voitures personnelles.

Des transports publics à la charge du contribuable

Evidemment, ce n’est pas l’unique but de ce projet proposé par la ministre de l’environnement Barbara Hendricks, le ministre des Transports Christian Schmidt et le directeur de la chancellerie fédérale Peter Altmaier. Le second but est d’éviter les sanctions de la commission européenne. En effet l’Allemagne a déjà été menacée à plusieurs reprises à cause des excès de rejet polluants dans plusieurs de ses villes.

Les villes allemandes concernées sont Bonn, Essen, Herrenberg, Reutlingen et Mannheim. Ce projet fait extrêmement plaisir à voir cependant nous pouvons émettre une remarque : quelqu’un va bien devoir payer ces transports « gratuits ». Comme cela ne sera pas les consommateurs, la charge reviendra donc au contribuable.

Une mauvaise communication à la tête de l’Allemagne ?

Le plus surprenant dans ce projet est le manque de communication à l’intérieur du pouvoir Allemand. En effet, les ministres ont affirmé que les mesures proposées ont été décidées en accord avec les Länder (ce sont les « régions » allemandes) mais le président du Conseil des villes allemandes (Helmut Dedy) s’est dit « surpris » concernant cette proposition.

De la même manière, les transports publiques en Allemagne sont en général gérés par les villes qui en sont propriétaires mais Helmut Dedy à assuré qu’il appartiendrait aux autorités fédérales de financer ces mesures.

En somme, cette idée est très bonne et il faut encourager de telles mesures. Surtout que celle-ci s’inscrit bien dans le contexte actuel ou l’Allemagne se bat avec ses émissions et différents scandales. Espérons simplement qu’il ne s’agisse pas d’un écran de fumée visant à échapper à Bruxelles.

Petit Bonus

Nous vous mettons en lien une carte dynamique de la qualité de l’air en Europe. Celle-ci à été faite par l’agence européenne pour l’environnement.

Carte de qualité de l’air

Sources

Telegraph, Le Parisien, Der Spiegel, World Economic Forum