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Classification des exoplanètes

Depuis la découverte de la première exoplanète en 1995, une véritable fascination s’est crée pour ces dernières. Si bien qu’aujourd’hui, on en compte plus de 3700. Face à ce nombre gigantesque et qui continuera à grandir (notamment grâce à l’arrivée de nouveaux télescopes spatiaux) les scientifiques ont eu besoin d’une manière de s’y retrouver.

Ainsi, la création d’une table de classification des exoplanètes a été un bon moyen de trier et d’étudier la répartition des différents types de planètes dans l’espace. La solution se présente sous la forme d’un tableau de classification inspiré de celui de Mendeleïev pour les éléments chimiques.

Création de la table périodique des exoplanètes

L’équipe à l’origine de ce tableau est celle d’Abel Mendez, de l’université de Porto Rico à Arecibo. Le tableau classe ces exoplanètes selon 18 cases et  6 en colonnes triant la masse et la taille,  et 3 en ligne catégorisant la température. Les planètes peuvent ainsi être catégorisées, ce qui facilite grandement le travail  des chercheurs.

Quelques données intéressantes ressortent déjà du tri des planètes découvertes à ce jour. Par exemple, la catégorie « Jupiters chaudes » est la plus présente en proportion, alors que ce type de planète est absent de notre système solaire ! De plus, seules 0.6% des planètes découvertes à ce jour correspondent à un type semblable à celui de la Terre. Autrement dit, seulement 0,6% des exoplanètes sont potentiellement habitables (et ce chiffre se réduit encore lorsqu’on prend en compte d’autres critères)

Evidemment ces résultats sont à relativiser, la puissance de nos télescopes nous permettant de découvrir bien plus facilement des planètes de type « Jupiters chaudes ». La principale méthode de découverte d’exoplanètes est l’observation des étoiles. Si une faible obscuration de la lumière de l’étoile se produit d’une façon plus ou moins périodique, on peut supposer l’existence d’une planète orbitant autour de l’étoile. On voit donc bien que les « Jupiters chaudes » ont plus de chance (pour le moment) d’être découvertes.

Découvrir soi-même le tableau

Je vous conseille vivement d’aller jeter un coup d’œil à ce tableau et plus particulièrement à son actualisation. En effet sur le site fourcaudot, assez vieux à l’échelle de la rapidité à laquelle on découvre les exoplanètes, vous retrouverez le tableau tel qu’il était en 2012. La rapidité de nos découvertes est impressionnante. N’hésitez pas à consulter nos sources! Si le sujet vous passionne, vous pourrez peut être y apprendre encore plus !

Sources :

 

Cuba pays Sciences & Environnement Actualités

Cuba : une lutte contre le réchauffement climatique

En septembre 2017 le nord de Cuba à été complètement dévasté par l’ouragan Irma, de grandes zones ont été inondées et la végétation complètement détruite. Pour prendre un exemple, El Malecon, une ville au Nord de Cuba, a subit une vague de 10 mètres ce qui a complètement annihilé le district historique.

Cuba : 100 ans de lutte contre le réchauffement climatique

Face à un tel déferlement climatique, Cuba vient d’adopter un plan sur 100 ans visant à réduire l’impact de l’île sur le réchauffement climatique. Mais avant de parler de ce plan, remettons-nous dans le contexte actuel.

Cuba est très sensible au réchauffement climatique et plus particulièrement à la montée des eaux. Celle-ci a déjà englouti une grande partie du sud de l’île. En effet, les côtes cubaines sont à peine supérieures au niveau de la mer. Histoire d’en rajouter, géographiquement, Cuba est sur la route des ouragans. L’érosion a également augmenté et les experts s’accordent à dirent que la situation est bien pire que prévu. De plus, le réchauffement climatique ne fait que s’intensifier :  Cuba doit s’attendre à des menaces de plus en plus terribles.

Le Project Life

La nation cubaine à donc prévu de lutter contre les futurs désastres. Pour ce faire, le Conseil des ministres de Cuba à adopté le Project Life, projet de grande envergure visant à limiter l’impact du réchauffement climatique sur l’île et l’impact de l’île sur le réchauffement climatique. Dans la décennie à venir, le plan banni la construction d’habitations en zone à risque ( liées au niveau de la mer). Les personnes y habitant déjà seront relogées plus au centre des terres. Les défenses côtières seront également refaites, y compris la végétation qui est indispensable à une bonne tenue des sols.

Un programme basé en partie sur le don

Ce plan se résume à une idée générale : augmenter la résilience des communautés et des habitats vulnérables. Cette année, le gouvernement prévoit d’investir 40 millions de dollars dans le projet. De plus, il invite toute personne à être un donateur. L’argent reçu servira exclusivement à ce projet. L’Italie a déjà répondu présente avec un don de 3.4 millions de dollars en Novembre 2017.

Ce qui est assez impressionnant à Cuba, c’est que les politiciens respectent les scientifiques. D’ailleurs, en matière de politique de réchauffement climatique, c’est la science qui dirige les décisions.

Les scientifiques rappellent que, dans les estimations les plus optimistes, Cuba devrait perdre 20% de sa surface d’ici 2100. Pour empêcher cela, le Project Life prévoit notamment de restaurer les mangroves, un écosystème de marais. Celles-ci représentent en effet un quart des forêts de Cuba. Elles sont d’ailleurs la première ligne de défense pour les communautés côtières. Malheureusement, elles sont en train de mourir, car les ouragans ont supprimé la plupart de leurs feuilles et ont salés très brutalement leurs sols.

De façon plus positive, les ouragans ont redonné un de l’oxygène aux coraux à proximité, et ont également brassé l’eau près de ceux-ci. Une équipe américano-cubaine a ainsi découvert que les coraux proches de Cuba sont en excellente santé. L’industrie proche reste une menace pour cette vie maritime.

Une grosse partie du plan inclut également de l’ingénierie côtière, le but étant de créer des infrastructures plus solides capables de « casser » les vagues. Cuba a notamment demandé aux Pays-Bas quelques conseils à ce sujet, ces derniers disposant d’un système très efficace.

Des limites à une si bonne volonté

Si on replace ce plan dans le contexte, on peux s’interroger sur sa pertinence réelle. En effet Cuba influe très peu sur le réchauffement climatique. Ce plan correspond donc plus à un moyen curatif que préventif, visant à sauver l’île. Le réel objectif reste la sauvegarde de l’écosystème cubain et de sa population. Ce but est tout à fait louable, mais risque d’être vain si le reste du monde ne combat pas avec une telle motivation le réchauffement climatique. Il n’en est pas moins que cette initiative reste un bel exemple à suivre pour le reste du globe.

Source  :

Science