Glace Sciences & Environnement Actualités

Quand les nations privilégient la science au profit de…

L’arctique est une région convoitée par certaines entreprises pour ses ressources : elle est riche en poisson. Cependant, les scientifiques connaissent mal cette région. Une interdiction historique de pêcher vient de leur laisser du temps afin de mieux comprendre le fonctionnement de cet écosystème dont la température de l’eau ne fait qu’augmenter.

 

Une alliance historique

L’Union européenne ainsi que 9 nations viennent de mettre en place un accord permettant de protéger le centre de l’océan arctique des compagnies de pêche pour les 16 prochaines années.

Les scientifiques vont ainsi avoir le temps de comprendre comment fonctionne l’écologie marine de cet écosystème ainsi que ses réactions face à la montée des températures. Cette alliance est la première de son genre comme le rappelle Scott Highleyman (1) : « Il n’y a aucune autre zone de haute mer où nous avons décidé de faire la science en premier lieu ». La glace n’a même pas encore fondu que l’on protège déjà cette zone de la pêche intensive.

Les efforts des scientifiques ont porté leurs fruits

Cette initiative de protection de la surpêche ne vient évidemment pas des gouvernements qui ont accepté une telle régulation. La proposition vient des 2000 scientifiques qui, en 2012, ont demandé une protection afin d’éviter la catastrophe. Dès 2015 cinq nations de l’arctique avaient promis d’empêcher l’accès à cette zone pour leurs propres bateaux de pêche. Puis les autres nations ont fini par rejoindre l’accord, celles-ci préférant attendre les résultats des études scientifiques avant d’entreprendre l’exploitation commercial de la zone.

Ainsi un cercle vertueux se crée. Les pays veulent évidemment exploiter commercialement la zone mais cela n’étant pas possible avant d’avoir recueilli suffisamment de données scientifiques, de gros moyens financiers sont mis en place afin d’accompagner les scientifiques dans leurs recherches. De cette manière, un but commercial peut quand même avoir de bonnes répercutions et engranger un mouvement d’investissement dans la recherche, mouvement plus que nécessaire. Comme le dis très bien Peter Harisson (2) : « Si vous dites que la pêche commerciale n’aura pas lieu tant que la science suffisante soit présente, la science jouera un rôle très significatif ».

(1) Vice-président de des politiques de conservation à l’université de Washington DC

(2) Expert en règlementation sur l’arctique et la pêche à l’université Queen’s de Kingston

Sources :

Science

Humanité Biodiversité

Rapport du Sénat

S&A

or Sciences & Environnement Actualités

Le minage d’or menace les écosystèmes colombiens

Les tropiques en Amérique concentrent 10% des espèces (animales et végétales) sur Terre ainsi que de nombreuses zones très importantes à conserver. De plus, ces écosystèmes fournissent de l’eau à des millions de personnes. Le problème est que ceux-ci abritent également des ressources minières très importantes et intéressantes, notamment en or.

Des écosystèmes fragiles

Ces milieux si riches en biodiversité sont également très fragiles et très difficiles à restaurer à cause de leur grande ancienneté. Ils sont très sensibles aux perturbations de leur environnement. Perturbations qui risquent d’arriver assez vite étant donné qu’une compagnie de minage d’or compte exploiter les gisements au niveau des montagnes colombiennes. Ceci pourrait avoir de graves conséquences, vu que l’extraction d’or est une des pratiques minières les plus destructives et les plus polluantes. Heureusement, à l’heure actuelle, il ne s’agit que d’un projet. Rien n’est encore décidé.

D’autres mines

Les compagnies minières ont cependant d’autres projets bien plus concrets et en phase de réalisation. Le plus impressionnant est celui de Santurban en Colombie. Le projet est de construire une des plus grandes mines souterraines du monde. L’objectif étant l’extraction de 255 000 kilogrammes d’or en 20 ans.

Une étude de terrain a été faite afin d’estimer les conséquences d’une telle entreprise. Le résultat est plutôt attendu : une menace d’extinction pour la flore et la faune endémique à cet endroit. En Amérique Latine, d’autres projets similaires ont eu lieu et les résultats sont un impact très négatif sur l’agriculture et sur la qualité de l’eau et de l’air environnante. Ces dommages ayant eux même causé d’importants (et violents) conflits sociaux.

Heureusement, de récentes lois environnementales en Colombie permettent de mieux protéger de tels écosystèmes. Mais toutes les zones ne sont pas encore protégées (ni protégeables judiciairement parlant) et sont donc véritablement menacées par leur propre richesse minière.

Bonus :

Saviez-vous que les deux plus grandes compagnies de minage d’or ne sont pas américaines ? Il s’agit de Goldcorp et Barrock Gold qui ont toutes les deux leurs bases au Canada. En fait, 5 des 10 plus grandes compagnies de minage d’or sont Canadienne.

Sources : 

Science

WWF

WRM

bois Sciences & Environnement Environnement

Les granulés de bois : une menace supplémentaire

La combustion du charbon est la principale source d’émission de CO2. 40% de l’électricité mondiale est produite à l’aide du charbon et trouver une alternative est plus que jamais une priorité. Aujourd’hui, l’attention générale est plutôt à l’utilisation de bois comme combustible. Théoriquement, le bois absorbe le CO2 de l’atmosphère et sa combustion le rejette donc finalement l’émission de CO2 est nulle.

Ça, c’est la théorie. En pratique, l’utilisation du bois comme carburant émet beaucoup de CO2 et met en danger la biodiversité de la forêt.

 

Un engouement pour une énergie pas si propre que ça

C’est assez fou de voir à quel point les gouvernements sont pour l’utilisation de bois comme combustible. Premièrement, dans l’Union Européenne, il a été déclaré comme neutre en carbone (contrairement à ce que démontrent les études scientifiques) et fait donc partie des énergies renouvelables. De la même manière, aux Etats-Unis, il a été déclaré comme neutre en carbone afin de relancer l’industrie forestière. Industrie qui s’est développé à toute vitesse, notamment dans le sud du pays où le climat chaud et humide est propice à des plantations et à une croissance rapide des arbres.

 

Les chiffres de cette pollution

Chaque année, 31% du CO2 rejeté par l’homme est capté par les forêts. Forêts qui captent d’autant mieux le CO2 qu’elles sont vieilles. Ainsi, les forêts naturelles sont bien plus efficaces que les forêts gérées par les hommes et où l’on privilégie des arbres à pousse rapide.

Encore pire : l’énergie massique du bois est bien plus faible que celle du charbon. Donc la pollution émise pour générer un kilowatt est plus élevée en utilisant du bois que du charbon.  Evidemment, il faut prendre en compte le CO2 qu’aura absorbé le bois. Mais de la même manière, faire des granulés de bois aux Etats-Unis puis les exporter par bateau en Europe correspond à 25% du total de carbone rejeté.

Les producteurs essayent donc de faire tourner les cultures (exactement comme cela se fait pour l’agriculture) mais les études scientifiques sont formelles : ce n’est pas rentable au niveau du CO2 produit si le temps de rotation est inférieur à 40 ans. Une durée bien trop longue pour allier commerce rentable et écologie.

 

De manière générale, l’utilisation de bois est plus écologique que celle de charbon. Le véritable problème est qu’il est considéré, à tort, comme une énergie renouvelable. Un nouvel exemple de désinformation

 

Sources

Science

robot T-HR3 Sciences & Environnement Informatique

Un robot avec le sens du toucher

Un robot humanoïde disposant du sens du toucher vient de naître. Il se nomme T-HR3, fait 1 mètre 54 de haut pour 75 kg. Conçu par Toyota, il peut reproduire les mouvements des humains et sentir ce qu’il touche.

Pourquoi c’est important ?

On pourrait se demander ce que cela change, finalement, qu’il puisse ressentir les objets qu’il manipule de la même manière qu’un humain. Premièrement, c’est important car cela reste une prouesse technologique. Ce sens du toucher était jusqu’ici uniquement accessible au monde du vivant.

Mais au delà de la prouesse, c’est une avancée énorme car elle permet au robot de saisir les objets avec douceur. Ainsi ce robot peut tenir et serrer un ballon avec délicatesse sans que celui-ci éclate. De plus, la volonté du constructeur est d’utiliser ce robot en tant qu’assistant à la personne, notamment aux personnes âgés. Le T-HR3 est donc capable de vous prendre dans les bras sans vous briser les os (plutôt une bonne nouvelle).

Une telle innovation est possible grâce à des capteurs ultra sensibles placés au niveau des mains du robot. Celui-ci est piloté à distance et reproduit les mouvements de son opérateur en temps réel.

Quelle est la prochaine étape ?

Le sens du toucher du robot est certes avancé, mais il est possible d’aller plus loin. Énormément de projets sont en cours et proposent des axes d’études bien différents. De nouvelles limites sont donc en passe d’être repoussées.

Par exemple, l’Université technologique de Munich compte permettre à leur robot de ressentir la chaleur, un souffle, ou même une vibration. Pour accomplir cette nouvelle prouesse technologique, des circuits hexagonaux se comportant un peu comme une peau électronique sont ajoutés sur le robot. Ces circuits sont bardés de capteurs ultra sensibles, à la foi infrarouges, de température, de pression mais également d’un accéléromètre.

Pour citer un autre exemple, l’université de Los Angeles, en partenariat avec celle de Washington à Seattle, a également un projet de création du sens du toucher. Celui-ci a la particularité de dépendre grandement sur les nanotechnologies. Il a donc énormément fait progresser ce champ de la technologie. 

Rechercher à reproduire un simple sens du monde du vivant provoque de belles avancées dans de nombreux secteurs. La science avance à grand pas, et il semblerait que nous touchions déjà le futur du bout des doigts …

Sources :

Industrie & Technologies

L’ambassade de France aux Etats-Unis

Humainoïde

L’usine nouvelle

 

 

ARMES Sciences & Environnement Actualités

Les lois sur les armes intimement liées à la…

Les lois sur le port des armes sont au cœur du débat publique, notamment à cause des multiples tueries aux Etats-Unis. La législation très restreinte des armes aux Etats-Unis a par exemple permis à la tragique tuerie de l’école à Parkland d’avoir lieu. La Floride à été bouleversée par ce massacre et cela à relancé le débat sur le contrôle et la réglementation des armes.

La législation a besoin de la recherche pour évoluer dans le bon sens

Le problème principal s’opposant à une législation est que le droit de posséder une arme est inscrit dans la constitutions des USA (le fameux second amendement). De plus, il n’y a que peu d’études scientifiques pouvant aider à trouver quelle réglementation serait la plus efficace.

Cependant, des analyses des différentes lois sur la réglementation des armes aux Etats-Unis ont été effectuées. Celles-ci ont conclu que le meilleur moyen de gérer les armes est de stimuler l’investigation scientifique à ce sujet. L’intuition se révèle en effet plutôt mauvaise pour obtenir des lois efficaces. On pourrait penser qu’interdire l’accès aux armes uniquement aux personnes souffrant de maladies psychologiques (des personnes à risque donc) serait une bonne idée,  pourtant, une étude scientifique a prouvé qu’il n’existe aucune corrélation entre cette loi et une baisse du risque de tuerie.

On peut regretter que l’étude n’ait pas cherché à aller plus loin, mais il s’agit déjà d’un début de preuve : l’intuition ne suffit pas à faire une bonne réglementation. Il faut y rajouter la recherche.

Un objectif  semé d’obstacle

En 2013, à la suite de la fusillade de l’école élémentaire Sandy Hook, Barack Obama lance une série d’ordres exécutifs ayant pour but de stimuler la recherche autour de la législation des armes. Cependant, le congrès s’opposant à la plupart des propositions faites autour de cette législation, il a été décidé en 2017, sous l’administration Trump, d’arrêter ce programme et de financer d’autres recherches plus « prioritaires ».

Les évolutions autour de ce débat se font lentement mais les mentalités changent peu à peu. Des financements pour d’autres recherches sont annoncés, notamment pour une étude voulant estimer l’impact sociétal de l’augmentation de l’âge minimum pour acheter une arme (en le passant à 21 ans).

La science est indispensable si l’on veut éviter d’inventer des lois basées sur notre propre intuition. On utilise depuis toujours la science comme moyen d’améliorer notre conception sociétal et politique. Celle-ci nous aide à régler les problèmes graves de la société. 

Il serait peut-être temps de considérer le débat sur les armes à feu comme un vrai problème de société. La science, comme souvent, est le moyen le plus sûr de régler nos problèmes.

Sources :

Science

Lego plastique Sciences & Environnement Environnement

Lego se lance dans la fabrication de pièces à…

Tout le monde connaît Lego. Il s’agit d’une marque emblématique ayant accompagné un grand nombre d’entre nous durant notre enfance. Leurs jouets stimulent la créativité,  essentielle à l’âge enfant. Le problème est que toutes ces briques sont faites à partir de plastique et qu’évidemment, cela nuit à l’environnement. Lego a remédié à ce problème avec un plastique à base de plantes.

Une section entière dorénavant à base de bio-plastique

C’est la section végétale des jouets Lego qui est la première à être faite à base de plastique végétal. Ainsi depuis début 2018, tous les arbres et autres buissons sont fait à partir de plastique provenant de la canne à sucre. Le procédé de fabrication permet de créer un polyéthylène végétal et des pièces d’aussi bonne qualité qu’en utilisant le polyéthylène classique.

Pour le moment, cette section ne représente qu’environ 2% de la quantité totale de produits fabriqués par l’entreprise mais cela reste un beau premier pas.

Une entreprise qui s’implique

Lego semble suivre une véritable culture du développement durable. En plus de ce premier pas, Lego a un plan de réduction massif de ses émissions et de sa pollution d’ici à 2030. La meilleure preuve de cela est un chiffre : 100%. Il s’agit de la part de la consommation électrique de Lego produite grâce aux énergies renouvelables. Oui, Lego n’utilise que des énergies renouvelables pour son fonctionnement. Et comme si cela n’était pas assez impressionnant, ils ont atteint leur objectif de production d’électricité durable avec 3 ans d’avance. Tout cela est possible en partie grâce à leur création d’un domaine éolien de 160 MW… Très impressionnant.

Petit Bonus :

Pour fêter l’ouverture du parc éolien, Lego a construit une éolienne avec 146 251 briques.

Lego est le premier producteur mondial de… pneus.

Sources :

World Economic Forum

GreenMatters

Lego

 

canada Sciences & Environnement Environnement

La biodiversité au Canada : constats

En général, la mention du Canada amène des images de lacs, animaux sauvagespaysages verdoyants et sublimes. C’est un bien beau tableau,mais comme vous vous en doutez, l’envers du décor est parfois beaucoup moins … vert.

Les ressources du Canada à l’origine de son impact environnemental

La demande mondiale envers les ressources provenant du Canada ne fait qu’augmenter. Ceci a effectivement un impact sur l’écosystème et la diversité de la faune. Le Canada possède, cependant, une des faunes qui a le mieux résisté au réchauffement climatique (pour l’instant, en tout cas).

Quand on connait les objectifs que doit tenir le Canada pour respecter ses engagements envers les Nations Unies, on peut être dubitatif sur une potentiel réussite. En effet, le pays doit protéger 17% de sa surface terrestre et 10% de sa surface maritime d’ici à 2020. Aujourd’hui, ces chiffres sont de respectivement 10% et 1%

Ambitieux défi.

Une opinion publique excellente

Là où le Canada a l’avantage et des possibilités pour réussir ce défi, c’est au niveau de son opinion publique. 87% des Canadiens sont pour un investissement massif dans la protection de leur environnement. Mais le plus impressionnant est que les politiciens sont également prêts à le soutenir: 1.4 milliards de dollars de financement jusqu’à 2020 puis 470 millions par an. Un tel investissement est très impressionnant et on peut se réjouir que des politiciens le proposent. Une surenchère à l’investissement environnemental (à des fins politiques et pour avoir l’opinion publique avec soi) ne pourra pas faire de mal. Peu importe les motivations d’une telle décision, le pays en sortira vainqueur. 

Se renseigner sur le développement durable du Canada

Le site du gouvernement canadien est vraiment très bien renseigné, notamment sa partie sur le développement durable. De plus de nombreux site recensent la biodiversité canadienne et participent à sa protection. Les liens sont disponibles en source !

Sources

Fédération canadienne de la faune

Espèces menacées 

Canadian Geographic

Gouvernement du Canada

L’étude de Science

Parti Vert du Canada (juste pour les infos, nous n’avons pas de parti pris politique)

Newswire

 

transports allemagne Sciences & Environnement Actualités

Des transports publics bientôt gratuits en Allemagne ?

Une lettre envoyée au commissaire européen pour l’environnement (Karmenu Vella) propose la création de transports public gratuits dans certaines villes les plus polluées d’Allemagne. Le but est bien évidemment de favoriser leur utilisation plutôt que celle des nombreuses voitures personnelles.

Des transports publics à la charge du contribuable

Evidemment, ce n’est pas l’unique but de ce projet proposé par la ministre de l’environnement Barbara Hendricks, le ministre des Transports Christian Schmidt et le directeur de la chancellerie fédérale Peter Altmaier. Le second but est d’éviter les sanctions de la commission européenne. En effet l’Allemagne a déjà été menacée à plusieurs reprises à cause des excès de rejet polluants dans plusieurs de ses villes.

Les villes allemandes concernées sont Bonn, Essen, Herrenberg, Reutlingen et Mannheim. Ce projet fait extrêmement plaisir à voir cependant nous pouvons émettre une remarque : quelqu’un va bien devoir payer ces transports « gratuits ». Comme cela ne sera pas les consommateurs, la charge reviendra donc au contribuable.

Une mauvaise communication à la tête de l’Allemagne ?

Le plus surprenant dans ce projet est le manque de communication à l’intérieur du pouvoir Allemand. En effet, les ministres ont affirmé que les mesures proposées ont été décidées en accord avec les Länder (ce sont les « régions » allemandes) mais le président du Conseil des villes allemandes (Helmut Dedy) s’est dit « surpris » concernant cette proposition.

De la même manière, les transports publiques en Allemagne sont en général gérés par les villes qui en sont propriétaires mais Helmut Dedy à assuré qu’il appartiendrait aux autorités fédérales de financer ces mesures.

En somme, cette idée est très bonne et il faut encourager de telles mesures. Surtout que celle-ci s’inscrit bien dans le contexte actuel ou l’Allemagne se bat avec ses émissions et différents scandales. Espérons simplement qu’il ne s’agisse pas d’un écran de fumée visant à échapper à Bruxelles.

Petit Bonus

Nous vous mettons en lien une carte dynamique de la qualité de l’air en Europe. Celle-ci à été faite par l’agence européenne pour l’environnement.

Carte de qualité de l’air

Sources

Telegraph, Le Parisien, Der Spiegel, World Economic Forum

lac Hamoun Sciences & Environnement Environnement

Faire renaître un oasis : l’alliance Iran-Afghanistan

L’Iran connait, en ce moment, et entre autres à cause du réchauffement climatique, une augmentation du nombre de ses sécheresses. Un exemple marquant est la disparition du lac Hamoun-e Puzak (mais également de deux autres lacs plus petits de la région). Ce lac est à la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan.

Apprendre à gérer cette catastrophe

La disparition des lacs entraîne celle des villages alentours, ceux-ci ne pouvant plus subvenir à leur besoins sans cette précieuse ressource qu’est l’eau. Mais cette catastrophe semble également être le symbole d’une nouvelle manière de réagir. En effet, après des années pendant lesquelles l’Iran et l’Afghanistan cherchaient à se blâmer l’un l’autre, des discussions sont (enfin) en cours. Discussions qui ont pour but de trouver une solution à ce désastre environnemental. On observe même une forme d’organisation se développer autour de la survie des lacs de ces deux pays. Par exemple, le lac Urmia (qui couvrait une surface d’environ 5200 kilomètres carré) s’est énormément évaporé mais des investissements durables sont en cours afin de le sauver.

Les deux pays se sont retrouvés plusieurs fois depuis 2014 afin d’entreprendre des actions sur leurs territoires respectifs afin de sauver ce lac (et la région). Chacun à sa part à faire et, devant les avancées et l’engouement des deux pays, les scientifiques sont formels : « Les Hamouns peuvent être sauvés » (1).

La situation s’est bien retournée en 60 ans, car à l’époque, des barrages avait été construits afin d’éviter les inondations récurrentes en périodes de fortes pluies. Maintenant, il n’y a plus qu’un mince ruisseau circulant lorsqu’il pleut, de février à avril. Et la dernière inondation à eu lieu il y a 30 ans

Certaines villes proches des lacs asséchés du coté iranien dépendent à présent de villes plus au centre des terres. Tandis que du coté afghan, la situation est encore pire : les villes sont fournies en eau par des camions iranien.

Le futur est porteur d’espoir

Des solutions bien plus durables sont à l’étude, comme un changement de modèle d’agriculture et une meilleure gestion de l’eau durant les périodes sèches. La question la plus difficile cherche encore réponse : comment financer un tel projet? Les négociations des deux pays risquent de prendre du temps mais « le cas des Hamouns n’est pas une cause perdue » (2).

 

(1) Farhad Yazdandoost, expert en management de l’eau à l’université technologique Khajeh Nasir Toosi à Tehran

(2) Yet Soroosh Sorooshian, expert en gestion de l’eau à l’université de Californie

Sources :

Science

The Observers

Earth Observatory

 

Chine nature Sciences & Environnement Environnement

La nouvelle ère de la Chine : civilisation écologique

La Chine à eu, comme tout le monde le sait, une croissance économique incroyable ayant entraîné beaucoup de problèmes écologiques. Le président Xi Jinping à donc proposé, lors du 19ème congrès national du parti communiste de Chine, un plan écologique ambitieux.

Une nouvelle stratégie

Sa volonté est simple : faire passer la Chine dans une nouvelle ère, bien plus écologique. Ce plan s’inscrit dans un contexte de grande pollution dans le pays qui est responsable d’une véritable catastrophe sanitaire en ce moment même. Il est un véritable pivot dans la stratégie économique de la Chine : celle-ci doit passer de l’idée « quantité avant tout » à « qualité avant tout ».

Evidemment la Chine, à travers cette nouvelle stratégie, essaie d’affirmer sa position de leader mondial, en dépassant les Etats-Unis. A la fois d’une manière économique (cela ne devrait plus tarder) mais également de manière écologique.

L’Europe elle-même est chamboulée par ce plan écologique chinois. Par exemple, depuis le 1er mars, les ports chinois n’acceptent plus les millions de tonnes de déchets non triés envoyés par l’Europe. La Chine ne veut plus être la poubelle de l’occident. Et cette décision entraîne une situation très urgente en Europe, où l’industrie n’est pas préparée à la gestion de ces déchets. C’est un plan très ambitieux mais quand on sait les capacités de la Chine à obtenir ce qu’elle veut, cela ne parait pas impossible.

Aller trop vite peux être dangeureux

Cependant il faut faire attention à la façon dont un tel plan est mené. En effet, dans certaines régions chinoises, une mauvaise reforestation (faite pour des raisons politiques) a conduit à une dégradation environnementale. On ne doit pas planter n’importe quoi n’importe où. Comme d’habitude, le point faible est la communication, car nous sommes face à des politiques qui (pour une fois) veulent agir vite face un problème grave. Pourtant, ceux-ci manquent de savoir scientifique et sont souvent mal entourés.

Ainsi une protection environnementale sur le long terme implique une coordination efficace entre les gouvernements locaux et généraux, mais également avec les bureaux de protection de l’environnement et la communauté scientifique. Beaucoup de défis donc, mais la volonté est bel et bien là.

Sources :

Science